dimanche 28 février 2010

Graisses saturées et athérome cinquante ans après Keys et l'étude des sept pays

Sat fats and atheroma an update half a century after the seven countries study of A. Keys

Il y a un demi siècle Ancel Keys publiait une série d'articles sur  l'épidémiologie des maladies cardiovasculaires, une saga qui fera date par son ampleur et la personnalité de son auteur. Il s'agissait d'une étude observationnelle de l'alimentation comparée des populations de sept pays destinée à mieux comprendre les différences entre l'incidence des maladies cardiovasculaires et notamment celle de l'infarctus du myocarde. Il est apparu que la consommation de graisses saturées étaient associée à une plus forte incidence de maladies coronariennes. Avant même d'effectuer des études interventionnelles c'est à dire diminuer les graisses saturées dans un groupe et pas dans l'autre et observer les différences de mortalité notamment dans une population génétiquement homogène, afin de prouver une relation de cause à effet entre graisses saturées et athérome les nutritionnistes, les médecins, et l'industrie ont banni les graisses saturées. Aussitôt les recommandations officielles  ont proné leur remplacement par les graisses végétales poly-insaturées, huiles de soja, de tournesol ou autre. Mais l'histoire se complique singulièrement. Par la suite pour accroître la durée de conservation de ces huiles sujettes à rancissement l'industrie inventa le processus d'hydrogénation thermique qui eu pour principal effet de nourrir les populations avec des acides gras dits trans. Ces derniers présents dans les graisses hydrogénées sont fortement athérogènes c'est bien établi.
Pour autant les graisses saturées continuaient à être diabolisées. 
Le sujet était encore tabou il y a quelques années mais la vérité scientifique finit toujours par triompher des croyances ou bien des approximations de la dite science nutritionnelle en particulier celle qui consiste à confondre corrélation et cause. Il semble bien que graisses saturées et maladies coronariennes ne soient pas liés par une relation de cause à effet!
L'article de Hu est une méta-analyse c'est à dire une étude des études! Les considérations méthodologiques sont critiques dans ce genre d'exercice. Cette méta-analyse bénéficie de l'expérience des deux équipes celles de Hu à Boston et de Krauss à Oakland. Le processus de révision du papier par des pairs et le journal (l'American Journal of Clinical Nutrition) sont des gages en faveur de la rigueur du papier. Il est donc très important de comprendre ce que ces résultats signifient.
Revenons sur la nature de l'athérome.
L'athérome est le dépôt dans la paroi des artères d'une bouillie de graisses et de cellules organisée en plaques qui finissent par se rompre dans la lumière et/ou l'obstruer complètement. Le sujet est d'importance, combien de patients ont entendu de la bouche de leur médecin que "tout le monde a de l'athérome a un certain âge". C'est faux même si plus de 50% des adultes males ont des lésions athéromateuses après 50 ans.
Autre réponse mille fois entendue, celle des patients qui affirment à la révélation que leurs artères sont obstruées par l'athérome: "je ne comprends pas Docteur je ne mange pas gras".
Les maladies cardiovasculaires liées à l'athérome (MCVLA) représentent une cause majeure de morbimortalité et dans les pays développés la première cause de mortalité. Selon l'artère concernée les conséquences varient. Accident vasculaire cérébral (artère carotide), infarctus du myocarde (artère coronaire), artérite des membres inférieurs (artères iliaques ou des membres inférieurs) pour ne citer que ces localisations sont des complications communes et fréquentes de l'athérome artériel. Des progrès significatifs ont été faits dans le traitement des complications de l'athérome mais peu dans la prévention primaire.  On peut retarder la survenue d'un accident par des traitements médicamenteux qui empêchent les plaquettes du sang de s'agglutiner (aspirine), ou bien les plaques d'athérome de se rompre (statines) mais peu de traitements ont révélé une efficacité dans la régression de l'athérome. En effet la dysnutrition qui résulte de la consommation d'aliments industriels est pourvoyeuse d'athérome, nous y reviendrons et en particulier pour souligner le risque de consommer des glucides rapides.
Le travail de Siri-Tarino et Hu est  basé  sur 21 études publiées, le suivi pendant 5 à 23 ans de 347 747 patients dont 11006 présentèrent un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Dans cette méta-analyse les auteurs ne retrouvent pas de preuves que la consommation de graisses saturées augmente le risque d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral.
Ainsi après le premier mythe celui du cholestérol alimentaire c'est le deuxième mythe de la nutrition conventionnelle qui s'effondre. Gageons qu'il faudra encore quelques années pour que ce fait soit pris en considération dans les recommandations officielles!
Mais il y a un autre détail dans cette étude qui se révèle d'une redoutable importance pour nos choix quotidiens. Si l'on remplace les graisses saturées par un autre nutriment que se passe-t-il? Hu et collaborateurs nous disent que si c'est par une huile végétale que l'on remplace partiellement les calories consommées sous forme de graisses saturées on observe une baisse du risque cardiovasculaire alors que ce n'est pas le cas si la substitution s'effectue par des glucides en particulier des glucides à index glycémique rapide (pain, pâtes à la farine blanche). Ils soulignent cependant que cette affirmation nécessite pour être valide des étude complémentaires. Il faudra en tout état de cause des fonds non issus de l'industrie agro-alimentaire car de tels faits remettent en cause tout l'agrobusiness basé sur les céréales raffinées multivitaminées et sucrées pour tous, enfants, adultes, animaux et poissons!

Les conseils nutritionnels de prévention de l'athérome:
1/ Diminuer les calories c'est à dire mangez moins, moins de produits industriels (calculez votre indice de produits industriels et vous comprendrez), moins d'amidons et abandonnez l'idée fausse que les amidons sont des sucres lents donc pas si mauvais que cela. les amidons raffinés (farine blanche) sont diabétogènes et induisent le stockage des calories dans le tissu gras. La ration d'hydrates de carbone appelés aussi glucides doit être composée de céréales complètes ou intégrales en petite quantité. Les céréales complètes sont le riz, l'avoine, le blé ou le petit épeautre en grains à faire tremper aavnt de les cuire ou bien les produits fabriqués à partir des farines intégrales fermentées de ces céréales.
2/ Augmentez les protéines des oeufs, de la viande maigre et des poissons gras sauvages. Pour les légumineuses (pois, fèves, soja, haricots verts) évaluez votre tolérance à ces protéines et aux sucres que contiennent les graines (fort risque de flatulences chez plus de la moitié des humains). Les protéines les mieux tolérées sont celles des muscles des animaux.
3/ Augmentez les feuilles et les fleurs comestibles et variez: salades dans de grands saladiers, broccoli, choux et choux fleurs, blettes, artichauts etc.
4/ Augmentez les oléagineux crus non transformés: noix, amandes, noisettes, noix de Pécan, du Brésil, de Coco, etc.
5/ Consommez les fruits de saison crus et entiers et supprimez tous les jus de fruits fussent ils purs, bio ou multivitaminés! parmi les fruits les baies (myrtilles, mures, cassis, raisins, airelles) sont à associer le plus souvent possibles aux desserts.
6/ Quand vous ne mangez pas de poisson gras prenez un supplément d'oméga 3 longue chaîne en gélules de type huiles de chair de poisson, huile de krill dosé à au moins 500mg d'acides gras oméga 3 longue chaîne par jour (pour cela lire attentivement la notice car beaucoup de produits commercialisés sont très peu dosés, c'est à dire inefficaces et chers).
7/ Cuisez vapeur et ne grillez rien!
8/ Mangez au moins 50% de vos calories sous la forme d'aliments crus et bruts.
9/ Diminuez drastiquement les "produits laitiers conventionnels". Mangez peu de fromages en quantité et préférer les fromages au lait cru et parmi eux ceux au lait chèvre. Buvez du lait fermenté réalisé par fermentation spontanée du lait cru, ou bien du petit lait fermenté. C'est difficile à trouver mais vous en avez très peu besoin. Enfin consommez du beurre cru (à la motte dans toutes les bonnes fromageries) au lieu de toute forme de margarine même enrichie en oméga 3!
10/ Pour assaisonner préférer les citrons, l'huile d'olive, de noix ou de colza. Supprimez l'huile de tournesol et les autres huiles riches en oméga 6.

Pour ceux et celles d'entre vous qui prennent un traitement médicamenteux  pour l'athérome par exemple des statines sachez que le régime méditerranéen c'est à dire les recommandations ci-dessus  agissent en synergie avec le traitement et  permettent la plupart du temps d'abaisser le cholestérol des LDL avec des doses de statines inférieures donc avec moins d'effets secondaires. Donc d'abord le régime méditerranéen, puis l'activité physique et ensuite les médicaments...



References
1/ Siri-Tarino et coll AJCN 2010;91:535-46
2/ Un commentaire intéressant sur le régime méditerranéen particulièrement efficace dans la prévention de l'athérome:
Guy-Andre Pelouze,
MD
Institut de Recherche Clinique, 64000 Pau France Send response to journal:
Re: Med diet and the agrofood industry

It is of great interest to read that med diet is difficult to follow in UK for several reasons--namely, availability, prices and taste of med nutrients. Except for taste, it seems to me that these obstacles are the same on the continent, especially in urban areas either in med countries or other non med countries even Spain. To explain that one must describe the main obstacle to consuming a med diet and which is widely underestimated in the comments.
The production of agriculture and breeding were so deeply transformed since WWII, that our food environment is completely different. We don't eat grassfed meat but processed products made of cornfed sedentary obese animals heavily transformed by heating, mincing, mixing, sterilising and so on. Wild meat is below 10% of fat and crops are now > 25% fat.
We know that processed meat and saturated fats are a recognised factor for colon cancer and other chronic diseases. We don't eat the same cereals because they are now products made of refined corn or wheat, high temperature cooked, sugared, mixed with trans fats, with added multivitamins. Consumption of high GI foods and fructose is clearly associated with D2. We don't eat the same olive oil because med populations consume olives, non refined olive oil and a lot of wild greens or crops naturally rich in alphalinoleic acid. Instead at best we buy white salads like the iceberg one which is depleted in phytonutrients and alphalinoleic acid and we pour on it sunflower oil which is pure W6 linoleic acid. Consequently a dramatic change has occurred in the W6/W3 ratio of PUFA which is in favor of inflammation--a common final way of chronic diseases. We don't eat the same dairy products because more than 80% of them are sugared, flash pasteurised, and made with milk from cow fed cornstarch... These kind of examples are endless.
But the question is: Why do we consume these foods? Is it a clear choice or a mandatory buying in the different supermarkets which sell the same industrialised products? Clearly the anwer is: the agrofood industry and the low cost of goods transportation (at least until oil reach new unsustainable prices) had standardised food in a way which is not compatible with our genome. It is impossible for our genome to adapt in only fifty years... Med diet for all demands a change in agriculture and breeding. The recent policies toward more sustainable and energy efficient farming are in favor of the med diet. Other changes need to occur and it seems to me that medicine must take charge of them.
Competing interests: None declared




http://www.bmj.com/rapid-response/2011/11/02/med-diet-and-agrofood-industry

jeudi 25 février 2010

Un changement radical dans la nutrition académique: les hydrates de carbone raffinés sont athérogènes, les graisses saturées pas vraiment !

A substantial shift of paradigm in conventionnal nutrition: refined carbohydrates are atherogenous but saturated fat we don't know!
Il faut lire et relire le papier de Franck B. Hu qui vient de paraitre dans l'American Journal of Clinical Nutrition! Il reconnait que nous ne savons pas si les graisses saturées sont athérogènes, par contre les hydrates de carbone raffinés, c'est à dire le pain blanc, les pâtes, les pommes de terre, mais aussi les sucres comme le glucose, le fructose, le saccharose sont athérogènes car leur consommation entraîne une augmentation des LDL petites et denses, des particules de graisses dans le sang qui se déposent dans les artères!
Cela ne surprendra pas les lecteurs de ce blog car nous avons attiré l'attention sur ce sujet plusieurs fois et surtout donné des moyens de sortir de cette situation directement liée à la production d'amidons raffinés.
C'est toute la nutrition conventionnelle qui est à terre! Les graisses ne sont pas à l'origine de l'athérome! Un train peut en cacher un autre. Nous reviendrons sur ce papier et je recommande encore une fois de diminuer drastiquement les amidons raffinés et de supprimer les boissons sucrées!
Des farines intégrales en petites quantités, aucun sucre ajouté, du miel en quantité raisonnable, des fruits murs à volonté et des protéines!
S'agissant des graisses saturées préférer les courtes chaînes comme celles du lait de chèvre, de la noix de coco. Manger du beurre cru plutôt que n'importe quelle margarine!


References
1/ Saturated fat, carbohydrate, and cardiovascular disease
Patty W Siri-Tarino, Qi Sun, Frank B Hu and Ronald M Kraus, AJCN 2010

2/ http://primalmeded.com/2012/09/06/saturation-be-damned/

samedi 6 février 2010

Des analyses biologiques faussement rassurantes, faites aussi doser la glycémie et les triglycérides en postprandial!

Keep in mind that only postprandial glucose and/or TG are measuring your actual risks!


Des milliards de dosages de glycémie ou de triglycérides (TG) sont effectués dans le monde. Dans l'immense majorité il s'agit de dosages à jeun. Il est maintenant certain que cette pratique ne permet pas toujours d'évaluer le risque cardiovasculaire ou métabolique et de dépister des dysfonctionnements. C'est bien la glycémie et les triglycérides postprandiaux qui comptent.
Si la glycémie et les TG sont normaux ou bien à la limite à jeun il convient de faire un dosage postprandial.
Une augmentation de la glycémie ou des TG après le repas augmente le risque de faire un infarctus du myocarde. Les anomalies postprandiales sont plus précoces que celles dépistées à jeun.
Alors si vous avez des "analyses normales" vérifiez que la glycémie et les TG ont aussi été dosé en postprandial.
Les pics de sucre dans le sang comme il s'en produit après un repas riche en hydrates de carbone rapides (pain blanc, pâtes, pomme de terre, viennoiserie, desserts sucrés) fatiguent le pancréas, représentent un stress oxydant et contribuent au stockage des calories. Ces pics ne sont pas détectés par le dosage de la glycémie à jeun.
Les pics de TG dans le sang comme il s'en produit après un repas riche en graisses rapides (graisses animales cuites, graisses ajoutées dans les produits industriels, graisses raffinées comme les huiles) favorisent l'accumulation de graisses oxydées dans la paroi des artères et donc l'infacrtus ou l'accident vasculaire cérébral.
En conclusion si la glycémie et/ou les TG postprandiaux sont élevés c'est d'abord le reflet d'une dysnutrition: trop de calories, trop d'hydrates de carbone rapides, trop de graisses facilement assimilables. Ceci se produit bien avant que les mêmes paramètres soient élevés à jeun ce qui traduit une maladie métabolique avérée: diabète ou hypertriglycéridémie. Dans une perspective de prévention primaire (avant le premier accident) des maladies cardiovasculaires il est important d'évaluer le métabolisme après un repas et non pas simplement à jeun.

Perdre du poids c'est possible par des changements nutritionnels radicaux

You want to lose weight? Yes you can with these radical nutritional changes


1/ Diminuer les calories est essentiel! Il est vrai que c'est simple, efficace, économique si bien qu'aucun vendeur de soupe amaigrissante ne vous le propose. Quelques trucs!
- le double service 1 puis 1/2
je me sers d'un plat et je divise en deux ma ration, l'une que je vais manger l'autre pour le soir. Dès que vous commencez à tricher vous pouvez diviser encore par deux; cela concerne tous les aliments sauf les protéines (oeufs, poisson, viande). Surtout n'ayez pas peur vous ne mourrez pas de faim!
- je supprime les produits industriels, je cuisine du frais. Le principal avantage est nutritionnel c'est plus riche en vitamines et c'est meilleur au goût, mais il y a aussi un avantage tactique: c'est plus long à préparer je mange moins, je maîtrise mieux les quantités. Si je n'ai pas le temps de cuisiner je mange des aliments bruts en salade ou passés à la vapeur, un poisson vapeur, un oeuf coque et des fruits entiers.
- Je diminue les amidons et du même coup ma facture de boulangerie, les achats de pâtes, de pomme de terre qui font ressembler certaines cuisines à des entrepots de stockage comme si la famine menaçait! Une tranche fine de seigle intégral ou de Vollkornbrot par repas. Retenez cela c'est la quintessence de nos connaissances sur l'index glycémique et la charge glycémique. Peu d'amidons et non raffinés, voilà le concept.
Attention non raffiné cela se nomme farine intégrale en langage de l'industrie agro-alimentaire, la farine complète n'est pas complète! Ainsi va la désinformation du consommateur, c'est comme le pâté de sanglier qui contient 95% de porc, c'est autorisé, une arnaque avec garantie du gouvernement en quelque sorte! Pour trouver du seigle intégral repérez les boulangeries qui vendent du pain Lemaire, les Biocoops qui ont du seigle intégral ou bien achetez du pain Essene, ou du Vollkornbrot sans sucre ni mélasse... Pour les pâtes et tout en rappelant qu'il faut imérativement diminuer les quantités (par exemple utiser le double service 1 puis 1/2), Barilla produit des pâtes integrali que l'on peut trouver en grande surface.

2/ J'ai besoin de feuilles vertes, de toutes sortes de feuilles vertes et je fais de grandes salades. Il faut qu'elles me plaisent au goût, roquette, arroucats, épinards, frisée, romaine, scarole, mâche...
Je peux en manger ad libitum donc je commence par les salades!



3/ J'ai besoin de légumes pour faire des salades un peu plus consistantes. J'achète des fenouils, du céleri, des broccolis, des artichauts, des poivrons rouges, et en fonction de ce que j'ai, je fais une salade composée de ces différents végétaux avec des olives, des tomates séchées en hiver, des morceaux de poivrons rouges, bref une composition toujours renouvelée par le calendrier des achats. Cette salade peut être protéinée d'un oeuf poché (je sais il faut un coup de main) ou bien de thon cuit en conserve sans sel ajouté, ou bien d'un jambon cru en petits morceaux. Je commence par les salades celle là ou la précédente et ensuite je continue par un autre plat.
Je ne sauce pas l'assiette car je n'ai qu'une tranche de pain intégral pour tout le repas. Je peux prendre une petite cuillère et finir la sauce à l'huile d'olive et au citron qui reste dans mon assiette.


4/ Comment faire les sauces, comment assaisonner?
Pour des raisons nutritionelles j'utilise du citron et du sel non raffiné que j'achète en gros car il se conserve aisément et je paie moins d'emballage! Les légumes, les feuilles de salades sont légèrement assouplis par le mélange citron/sel. J'ajoute ensuite tous les aromates qui me plaisent, ail, petit oignon frais, persil plat, basilic, menthe et souvent un peu de piment d'Espelette. C'est doux et très fin. C'est économique il en faut une petite touche simplement.
Une fois que tout cela est bien mélangé je sers et chacun ajoute l'huile à sa convenance dans son assiette. Olive, colza, noix il faut varier en fonction des saisons et des approvisionnements. C'est assez facile et chacun peut y trouver son plaisir.
Pour ceux qui n'aiment pas le citron il ya bien sur le vinaigre, qu'il est facile de faire soi même, avec du vin ou du cidre.
Mais j'apprécie aussi beaucoup le guacamole, le vrai sans épaississant, sans sucre, sans amidon de maïs modifié! J'écrase la chair d'avocat, citron, sel et ail voilà tout!


C'est ainsi que l'on diminue la facture calorique, la perte de poids est progressive mais continue sans aucun risque de carence!
Il ya une sensation de faim et surtout une certaine fatigue pendant deux à quatre semaines puis une nouvelle vitalité s'installe. Chez les personnes qui mangent habituellement beaucoup d'amidons (pain, pâtes, pomme de terre, couscous, pollenta, viennoiserie) la sensation de fatigue est plus marquée mais la perte de poids est plus spectaculaire.
Sur le plan de la santé ces modifications nutritionnelles sont bénéfiques car tout en diminuant l'apport calorique elles améliorent le métabolisme des sucres et diminuent la sécrétion d'insuline par le pancréas. En plus l'apport de phytonutriments d'oligo-éléments et de vitamines par les végétaux crus a un rôle protecteur dans tous les processus inflammatoires, les cancers et le vieillissement. Et ce sans recourir à des suppléments nutritionnels onéreux et dont l'efficacité est incertaine.

dimanche 17 janvier 2010

Pourquoi payer les citrons moins cher avec Imazalil, thiabendazole, orthophénylphénol et des cires!


Manger un citron, préparer un jus de citron est très agréable. Pourquoi mettre des gants (au propre et au figuré) et se poser les questions suivantes:
-combien de ces paquets de citrons ont été contrôlés quant au taux résiduel de chacun des biocides?
-à supposer que les taux soient dans les normes ce qui bien sur est une garantie relative et susceptible d'évoluer, quels essais de toxicité aigue et chronique, de tératogénèse et de cancérogénèse, de neurotoxicité, d'impact sur la spermatogénèse, les cellules béta du pancréas, ont été faits avec les trois biocides en action synergique? On sait en effet que dans ce domaine 1 + 1 + 1 est souvent supérieur à 3! Trois pesticides font beaucoup plus de dégâts qu'un seul à la fois. Mais voilà le consommateur lui ingère les résidus des trois.
-maintenant on reprend tout et on ajoute des cires, le pluriel n'est pas une coquille! Ces mêmes cires en paillettes qui recouvrent vos doigts depuis que vous avez pressé votre moitié de citron.
Pouah!
Le consommateur détient la clef, il convient de préférer les citrons sans pesticides, sans cires, qui sont, il est vrai, plus chers. Mais en faisant ce choix chacun contribue à abaisser le prix des citrons sans pesticides ni cires car la production augmente et les coûts diminuent. En réalité le prix du marché est juste, les citrons traités sont des agrumes aux biocides et peut être des biocides sur des agrumes c'est à dire un produit pas cher.


État des lieux en Février 2024


Changement de pesticides, Fludioxonil (fongicide) (https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.2903/j.efsa.2007.110r) 



samedi 16 janvier 2010

Les huiles essentielles et l'inflammation

Inflammation states and essential oils.

L'inflammation est une réponse de l'organisme à une agression. Quand cette réponse est phasique, ponctuelle, adaptée le bénéfice est évident. Quand les conditions environnementales font qu'elle devient tonique, chronique les dégâts faits à l'organisme deviennent significatifs et leur accumulation peut mettre en jeu le pronostic fonctionnel ou vital. En clair un état inflammatoire continu est un dysfonctionnement sérieux et grave.
Les signes cliniques sont banals, fatigue, asthénie, douleurs musculosquelettiques, perte ou gain de poids avec en général une sarcopénie c'est à dire une diminution de la masse musculaire.
La mesure de la protéine C réactive dans le sang est la clef. Quelque soit le site de production dans l'organisme cette CRP va se retrouver dans le sang à un taux supérieur à la normale.
L'enquête peut commencer, dents, infection chronique, maladies inflammatoires, alimentation, pollution etc.
Ce qui est certain c'est que le traitement symptomatique n'est pas aisé. Car en attendant de trouver la ou les causes il est particulièrement difficile de casser la spirale inflammatoire.
Les anti-inflammatoires nonstéroïdiens en clair les anti-inflammatoires ne contenant pas de cortisone ont la fâcheuse tendance de provoquer des douleurs digestives et des hémorragies tout au long du tube digestif. Les anti-acides pourtant largement prescrits ne sont pas efficaces sauf à rendre dépendant en raison du rebond d'acidité!
La cortisone ne peut être utilisée que lorsque la cause est établie et avec beaucoup de précautions en raison des effets secondaires majeurs notamment à moyen long terme.
1/ Les oméga 3 longue chaine et notamment l'EPA représentent une bonne solution car cet acide gras est converti dans l'organisme en une molécule anti-inflammatoire la résolvine E1. Un apport d'au moins 500 mg/j de l'association EPA/DHA sous la forme d'huile de poisson est utile.
2/ les aromates sont utilisés depuis longtemps en médecine et notamment dans les états inflammatoires aigus. La tisane de thym est un must pour les rhumes, sinusites aigues, grippes et autres inflammations aigues.
Récemment Hotta et coll ont rapporté que l'huile essentielle de thym EST UN ANTI-INFLAMMATOIRE au sens pharmacologique! Comme l'association des huiles essentielles de thym, clou de Girofle, rose, eucalyptus, fenouil et bergamote.
Le carvacrol ou cymophénol, C6H3CH3(OH)(C3H7), est un monoterpène. C'est un des principes actifs de ces huiles essentielles et donc des plantes citées. Il est présent dans le thym, l'origan, la bergamote.
Thym et origan peuvent être facilement cultivés en terrasse ou en jardin. Un prélèvement raisonnable de feuilles assure la couverture des besoins. Les huiles essentielles sont onéreuses mais très efficaces à petites doses. Elles ont une action pléïotrope, antimicrobienne, anti-inflammatoire et purgative...



Référence
Mariko Hotta, Rieko Nakata, Michiko Katsukawa, Kazuyuki Hori, Saori Takahashi, and Hiroyasu Inoue. Carvacrol, a component of thyme oil, activates PPAR-gamma and suppresses COX-2 expression. Journal of Lipid Research, January, 2010

mercredi 13 janvier 2010

Thé vert et cancer du poumon

Green tea consumption and lung cancer

La consommation de thé est très élevée dans le monde. Le thé est une feuille souvent altérée par des transformations diverses pour en faire un produit. Le thé vert est aussi un produit transformé car il est chauffé à la vapeur puis séché; c'est celui des thés qui est le moins altéré. Il est établi que c'est un anti-oxydant puissant comme beaucoup d'extrémités foliaires des plantes. La consommation de thé vert peut augmenter les capacités anti-oxydantes du sérum. En conséquence les processus pathologiques comme l'oxydation des graisses (rancicité des graisses) ou bien les altérations de l'ADN des cellules(altération directe de la séquence des gènes ou bien altération de leur expression par méthylation ou bien modification des histones) peuvent être freinés.
Des études expérimentales et cliniques ont permis de mettre en évidence cet effet bénéfique. Il y a des enjeux économiques importants et ceci doit être particulièrement souligné pour comprendre les financements des recherches sur le thé.
Finalement le thé vert est un stimulant par son contenu en caféine, un anti-oxydant, un diurétique léger, une boisson très hydratante par son fort contenu en eau.
Il reste plusieurs incertitudes: combien de pesticides, de métaux lourds, de fluor (il semblerait qu'un excès de fluor soit délétère?) La culture étant hors de contrôle de l'UE et les origines souvent mal précisées, il est conseillé de consommer du thé vert issu de l'agriculture sans pesticides.
Les personnes ayant des facteurs de risque de cancer ou de maladies cardio-vasculaires peuvent bénéficier de la consommation de thé vert au lieu du café ou d'autres boissons. Pour autant l'arrêt du tabac est la mesure de loin la plus efficace en prévention. Ne nous méprenons pas! s'agissant des phénotypes les plus susceptibles de bénéficier de cette consommation il est établi qu'ils s'agit de personnes qui ont des modifications génétiques mineures (altérations génétiques alléliques d'un seul nucléotide) entrainant une diminution de l'activité enzymatique anti-oxydante. Les Glutathione-S-transférases sont des enzymes de ce type. Aujourd'hui la détermination de telle modifications génétiques n'est pas entrée en partique courante. Avec la possibilité de décoder l'intégralité du génome d'un individu pour une somme inférieure à 500 euro nous entrons dans l'ère de la médecine personnalisée. Cette évolution va bouleverser la médecine et la nutrition. Alors demain fumer du tabac ne sera plus un jeu de roulette russe? Probablement qu'une partie de cette assertion se vérifiera. Certains individus seront classés à très haut risque pour les cancers provoqués par la fumée comme le cancer du poumon, de la vessie, du sein etc. Pour autant il sera difficile d'effacer le message "fumer tue"! En revanche sur le plan nutritionnel il est sur que des modifications très importantes des conseils nutritionnels va intervenir. Le même régime prescrit à tout le monde pour ses bienfaits c'est terminé. Les recommandations vont devenir personnalisées en fonction des traits génétiques et épigénétiques. Le but c'est d'être plus efficace et ce but est facile à atteindre! Depuis que les recommendations nutritionnelles existent l'obésité n' a cessé de progresser. Cherchez l'erreur!


Références
1/Modification of urinary N7-methylguanine excretion in smokers by glutathione-S-transferase M1 polymorphism

I-Hsin Lin, Mu-Rong Chao, Chiung-Wen Hu, Ming-Lin Ho, Jo-Yun Huang, Hong-Shen Lee, Chun-Chieh Chen and Ruey-Hong Wong,

aDepartment of Public Health, College of Health Care and Management, Chung Shan Medical University, No. 110 Chien-Kuo N Rd., Sec. 1, Taichung 40242, Taiwan

bDepartment of Occupational Safety and Health, College of Health Care and Management, Chung Shan Medical University, Taichung, Taiwan

cDivision of Pulmonary Medicine, Department of Internal Medicine, Changhua Christian Hospital, Changhua, Taiwan

dDepartment of Family Medicine, Chung Shan Medical University Hospital, Taichung, Taiwan


Received 14 January 2009;
revised 23 February 2009;
accepted 24 February 2009.
Available online 10 March 2009.

Abstract

Tobacco smoke contains many carcinogens which can lead to DNA methylation. Glutathione-S-transferases (GSTs) are detoxifying enzymes, and the effects of the genes GSTM1, GSTT1, and GSTP1 on cigarette smoke-induced methylated adducts have not been elucidated. Therefore, we investigated the association of the GSTM1, GSTT1, and GSTP1 genes and N7-methylguanine (N7-MeG) adducts in smokers. Urinary N7-MeG concentrations were measured by using liquid chromatography–tandem mass spectrometry in 112 smokers and 89 non-smokers, and GSTM1, GSTT1, and GSTP1 genotypes were identified by polymerase chain reaction. Smokers had higher N7-MeG concentrations than did non-smokers (3238 ± 305 ng/mg creatinine [standard error] vs. 2386 ± 153 ng/mg creatinine; P = 0.01). Higher N7-MeG concentrations were observed with the GSTM1 null genotype than with the GSTM1 non-null genotype (3230 ± 292 ng/mg creatinine vs. 2336 ± 153 ng/mg creatinine; P = 0.007), particularly in smokers (3775 ± 483 ng/mg creatinine vs. 2468 ± 228 ng/mg creatinine; P = 0.02). However, the GSTT1 and GSTP1 genotypes were not associated with urinary N7-MeG concentrations. Therefore, the susceptible GSTM1 genotype may modulate the concentrations of N7-MeG adducts in the DNA of smokers.

Keywords: Smoking; GSTM1 gene; N7-Methylguanine


2/http://health.msn.com/health-topics/cancer/articlepage.aspx?cp-documentid=100252434


TUESDAY, Jan. 12 (HealthDay News) -- Antioxidants in green tea appear to significantly lower the risk for developing lung cancer among smokers and nonsmokers alike, new research from Taiwan reveals.

The study suggests that smokers and nonsmokers who consume a minimum of one cup of green tea per day appear to have a nearly 13-fold and fivefold lower risk, respectively, for developing lung cancer than smokers and nonsmokers who don't drink any green tea.

"The health effect of green tea consumption could modify the risk of lung cancer, particularly among smokers," said study author I-Hsin Lin, of Chung Shan Medical University in Taichung.

Lin and her team are scheduled to present their findings at a lung cancer conference this week in Coronado, Calif. The conference is sponsored by the American Association for Cancer Research and the International Association for the Study of Lung Cancer.

The observed protective effect seems to result from the strong "antioxidative property" of polyphenols found in green tea preparations.

To determine just how strong this effect might be, the authors assessed the dietary intake and lifestyle habits of 170 lung cancer patients and 340 healthy patients.

The participants completed questionnaires outlining their smoking histories, green tea consumption habits, fruit and vegetable intake, and cooking practices. Patients were also asked to note any family history of lung cancer.

Genetic testing was also conducted to assess which particular insulin-like growth factor genotype -- among several -- each participant possessed.

This analysis was considered crucial, given the author's observation that, independent of green tea consumption, genetically determined hormonal differences can affect how quickly cancer cells spread, thereby predisposing people toward a greater or lesser general risk for developing lung cancer in the first place.

While emphasizing that both smoking and nonsmoking tea drinkers generally benefited from green tea consumption relative to non-tea drinkers, the team observed that tea drinkers with particular growth factor genotypes seemed to gain even more protection -- as much as 66 percent greater protection compared with tea drinkers bearing a different genetic background.

The findings reflect solely upon the potential interplay of green tea, genetics and lung cancer risk, the researchers noted, leaving aside potential questions regarding black tea consumption.

"Our results suggest the potential health benefits of green tea consumption," concluded Lin. "However, cigarette smoking can serve as an initiator and promoter of carcinogenesis, [so] cessation of smoking is the best way for cancer prevention."

Dr. Norman Edelman, chief medical officer of the American Lung Association, emphatically agreed.

"First of all, this is not a new concept," he observed. "The idea that various antioxidants are protective to the lung has been around for a while, and green tea is a powerful antioxidant. But for us to really know whether or not just one cup can have such an enormous effect, you really have to look at more data and all the other possibly confounding factors, such as whether patients are obese, whether they are leading otherwise healthy lives, that kind of thing."

"Meanwhile, what the American Lung Association is really afraid of," cautioned Edelman, "is that people will look at this and think, 'Oh, well, I can smoke as long as I have a few cups of green tea.' Nothing could be further from the truth. Smoking is extremely toxic, obviously, and extremely detrimental to your health. And nothing changes this fact. So the most important thing here is that we don't want anyone to get the message that it's OK to smoke so long as I drink green tea."

Meanwhile, another group reported that a diet high in leafy green vegetables, folate and some multivitamins might protect against smoking-related genetic changes that lead to lung cancer.

The researchers from Lovelace Respiratory Research Institute in Albuquerque, N.M., found those substances, including vitamins C, A and K, could influence a chemical modification called cellular gene methylation. Aberrant gene methylation is known to be a mechanism in the development of cancer in smokers.

Their findings were published online Jan. 12 in Cancer Research.

Exploring yet another front in lung cancer science, a second study scheduled for release at the lung cancer conference suggests that lung cancer patients who are smokers seem better able than nonsmoking patients to tolerate higher -- and presumably more effective -- dosages of a standard chemotherapy treatment known as erlotinib.

The research team, from the Wake Forest University in Winston-Salem, N.C., found that while nonsmokers ultimately developed dangerously toxic side effects -- such as rashes, diarrhea and/or dehydration -- when placed on an average daily dose regimen of just 225 milligrams of erlotinib, smokers didn't develop similarly problematic reactions until the daily average dosage reached 300 milligrams.

More information

For additional details on green tea and lung cancer prevention, visit the NCI

SOURCES: I-Hsin Lin, M.S. student, Chung Shan Medical University, Taichung, Taiwan; Norman Edelman, M.D., chief medical officer, American Lung Association, Stonybrook, N.Y.; Jan. 11-14, 2010, presentations, AACR-IASLC Joint Conference on Molecular Origins of Lung Cancer, Coronado, Calif.