mardi 23 août 2011

Vous faites de l'endurance? Les boissons énergétiques riches en sucres sont contreproductives

Lors des entrainements d'endurance ou pour tout effort de 90 minutes vous consommez grossièrement l'ensemble des sucres stockés à la fois dans le muscle mais aussi dans le foie sous forme de glycogène. Bien évidemment l'industrie agro-alimentaire a pensé à vous et vous vante les mérites de boissons énergétiques riches en sucre les maltodextrines et autres. Oui mais voilà ces sucres exogènes ne vont jamais dans le muscle... Alors il est peut être temps de supprimer ces boissons sucrées et de faire autrement.
Yeo et al  viennent de publier un papier très intéressant car ils abordent ce sujet de front et de manière assez explicite.


Comment devenir un bruleur de graisses après avoir brulé les sucres?
Tout simplement en s'entrainant métaboliquement. Il se produit une adaptation métabolique à l'utilisation des graisses qui est par contre inhibée si vous consommez des sucres pendant l'entrainement... mais c'est un peu plus complexe car il y a une variabilité individuelle (génomique) dans la capacité d'oxydation des graisses et on ne connait pas bien la période optimale de préparation par un régime riche en graisses à l'entrainement. pour ma part je n'ai jamais ressenti ni mesuré objectivement une amélioration par un régime riche en amidons (pâtes, pain, etc). Il faut donc se tester et apprécier les possibilités de booster son endurance sur le plan métabolique par un régime assez pauvre en sucres pendant l'entrainement et riche en graisses pendant et en protéines après. Une barre home made peut vous aider. En mélangeant des noix, noisettes, amandes, cajou, noix du Brésil ou de Macadamia à de la spiruline ou un peu de poudre de protéine de petit lait et de la graisse de coco et du chocolat pur vous pouvez confectionner une barre d'entrainement qui va vous forcer à utiliser des graisses... Je reviendrai sur cette question...
Ref:

Fat adaptation in well-trained athletes: effects on
cell metabolism
Wee Kian Yeo, Andrew L. Carey, Louise Burke, Lawrence L. Spriet, and
John A. Hawley



dimanche 21 août 2011

Les suppléments anti-oxydants vous affaiblissent: le stress oxydatif interne est positif

Schéma de l'hormesis mitochondrial induit par un stress oxydatif supportable : un des aspects du régime paléo... (  d'après M. Riskow,Free Radical Biology and MedicineVolume 51, Issue 2, 15 July 2011, Pages 327-336Michael Ristow, Sebastian Schmeisser) 

Les meilleures intentions surtout celles qui sont concomitamment sous tendues par un intérêt qui peut être en conflit avec la vérité doivent être testées avant d'être recommandées. Hélas cette attitude rationnelle ne prévaut pas, même dans le continent des Lumières.
Il en est ainsi des suppléments vitaminiques anti-oxydants.
M Ristow et coll viennent de publier leur travaux dans PNAS à propos du stress oxydant de l'exercice physique.
Les résultats sont très nets. Les suppléments anti-oxydants empêchent l'organisme de réagir au stress oxydatif généré par l'effort et d'induire les modifications transcriptionnelles au niveau génétique qui augmentent la sensibilité à l'insuline et la synthèse des défenses anti-oxydantes endogènes.
Ainsi les anti-oxydants en suppléments après un effort physique affaiblissent le potentiel d'adaptation de l'organisme. Rappelons que les études cliniques ont démontré que ces suppléments pouvaient aussi avoir un effet délétère sur la survenue de cancers...
Conclusion: rester à l'écart et consacrer ses moyens à l'achat d'aliments complets de qualité nutritionnelle élevée.

mercredi 17 août 2011

The unknown treasure of whole food: apples

Action de l'acide ursolique chez la souris
La peau de la pomme contient de l'acide ursolique! Ne pelez pas les pommes...




Ref. mRNA Expression Signatures of Human Skeletal Muscle Atrophy Identify a Natural 
Compound that Increases Muscle Mass
Steven D. Kunkel, Manish Suneja, Scott M. Ebert, Kale S. Bongers, Daniel K. Fox, Sharon E. Malmberg, Fariborz Alipour, Richard K. Shields, Christopher M. Adams8 June 2011Cell Metabolism
13(6) pp. 627 - 638
Les peaux des pommes en conventionnel contiennent des cires...
http://www.les-additifs-alimentaires.com/E903.php




http://fr.wikipedia.org/wiki/E904

samedi 30 juillet 2011

vendredi 29 juillet 2011

La question du petit déjeuner...

Petit déjeuner protéiné 1
pommes en dés avec la peau donc bio ou bien sans traitement, amandes soit écrasées (pâte d'amandes) ou bien en petits morceaux ou bien amandes fraîches en saison, deux oeufs crus, myrtilles décongelées ou bien abricot "confitures" congelés dès après l'achat et décongelés la veille. Le tout dans un bol mélanger légèrement. Compléter avec un thé vert avec une cuillère à café de miel.
Petit déjeuner protéiné 2
Jus de légumes frais (céleri, persil, basilic, une tomate, un morceau de gingembre frais), Spiruline mise à tremper dans un bol la veille, des haricots de mer ou bien des algues Nori. Associer à deux oeufs coque ou gobés crus. compléter avec un fruit et un thé vert avec une cuillère à café de miel.
Petit déjeuner protéiné 3
Vous avez fait un peu d'endurance hier? Vous n'êtes pas en surpoids ? Vous pouvez faire ce mâtin un Pooridge avec des fruits rouges. Mélangez un oeuf cru. Buvez aussi 150 ml d'eau au minimum au petit déjeuner surtout si vos yeux sont un peu secs signe de déshydratation persistante après le running d'hier...
Petit déjeuner protéiné 4
Vous achetez du crabe congelé et vous faites une salade très fraiche avec crabe en miettes, citron et tout ce que vous avez enviede manger avec, petites feuilles de salade, oeuf poché, petits cubes de poivrons rouges, avocat Hass bien mur... Ensuite fruits rouges avec des abricots et un thé vert. Petite astuce le crabe royal entier peut s'acheter en hypermarché mais le crabe en miettes est plus difficile à trouver en particulier les chaines de produits congelés n'en ont plus, aller dans un distributeur de produits asiatiques.

dimanche 24 juillet 2011

Saint Jacques et haricots de mer

Saint Jacques, haricots de mer, citron, piment d'Espelette, pas de sel les haricots en apportent suffisamment et c'est fait!

Taxer ou subventionner?

Nous refusons ce débat alors que la malbouffe est source d'externalités négatives très couteuses qui sont réparties sur toute la communauté puisque les soins en France et en Europe sont pris en charge par un mix entre cotisations et impôts... Les recettes actuelles de l'assurance maladie d'état ne couvrant pas les dépenses alors même que les prélèvements obligatoires sont à un taux record de 48% du PIB il convient d'étudier l'économie du problème et sa rationalité.

1/ nous subventionnons déjà la mal bouffe puisque l'alimentation est à 5,5% de TVA tandis que les biens de consommation courante sont à 19,5%! Un comble quand on sait que ce que l'on appelle l'alimentation c'est 80% de produits industriels... Donc les sodas au fructose sont à 5,5% de TVA, merveilleux pour ceux qui les vendent... Et couteux pour les payeurs de taxe qui assurent le fonctionnement de l'assurance maladie qui soigne les diabétiques type 2.

2/ En ne taxons pas la mal bouffe nous acceptons un manque à gagner certain pour l'assurance maladie et un défaut d'incitation à un choix responsable pour les consommateurs. Nul doute que dans cette affaire la rationalité est que l'état choisit de s'aligner sur les lobbies de l'industrie agro-alimentaire qui produit ces aliments.

3/ Et bien sur plusieurs voix s'élèvent pour subventionner les fruits et légumes car leur consommation serait dépendante du niveau de revenus. Les études sur ce sujet sont assez contradictoires et d'une manière générale enytachées de biais multiples. Les constatations étant le plus souvent non causales. Qu'importe! Certains conseils généraux distribuent déjà des "bons" alimentaires, des primes "obésité" et des subventions pour acheter des fruits et légumes... Outre le coût pour les finances publiques cette solution est la pire car elle incite au trafic et n'assure en rien un changement de comportement puisque un consommateur pourra saisir l'aubaine de la subvention et continuer à acheter des sodas, ou bien manger quelques légumes et des sodas ou "jus de fruits" chargés de fructose...

Il serait plus logique d'appliquer le principe pigouvien de la taxation réelle des externalités négatives puisque nous connaissons aujourd'hui parfaitement les couts pour l'assurance maladie des maladies chroniques liées à la mal bouffe. Taxer les produits industriels particulièrement délétères, sodas, biscuits contenant des acides gras trans, produits industriels contenant du sel en grande quantité etc... aurait un effet positif sur les finances publiques et incitateur sur une consommation plus responsable vis à vis de sa santé qui rappelons le est un capital personnel que chacun décide d'entretenir ou de dilapider, la prise en charge de la maladie étant assurée par la collectivité.

Subventionner c'est déresponsabiliser et vérifier une fois de plus que ce qui est gratuit n'a pas de valeur.



http://www.nytimes.com/2011/07/24/opinion/sunday/24bittman.html?pagewanted=3&src=recg

http://www.foodanddrinkeurope.com/Financial/French-MP-threatens-tax-hike-on-sweetened-soft-drinks/?c=FjtV5i5%2BysJCFMnVdnd%2BbyD49MPMY4XT&utm_source=newsletter_daily&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%2BDaily


“The Problem of Social Cost,” by Ronald H. Coase. Journal of Law and Economics, Vol. 3 (October 1960).


“Externality,” by James Buchanan and William C. Stubblebine. Economica, Vol. 29 (November 1969).