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samedi 21 janvier 2012

Comment un antibiotique donnés aux animaux produit des résistances pour d'autres antibiotiques

http://www.pnas.org/content/early/2012/01/11/1120238109.full.pdf+html

"Some enriched genes,
such as aminoglycoside O-phosphotransferases, confer resistance
to antibiotics that were not administered in this study, demonstrating
the potential for indirect selection of resistance to classes of
antibiotics not fed."

jeudi 12 mars 2009

Porc en batterie: les risques des antibiotiques (Industrial pigs: the danger of antibiotics)

Les porcs élevés en batterie deviennent porteurs de redoutables staphylocoques car l'utilisation extensive des antibiotiques favorise les résistances.
Ces bactéries résistantes sont transmissibles à l'être humain. Il s'agit principalement de staphylocoques dorés méthicillinorésistants à l'origine d'infections pouvant être mortelles. Le porc est un animal fouineur, omnivore qui se nourrit dans la nature de nombreux aliments végétaux feuilles, racines, alors qu'en batterie les porcs ou les truies se nourrissent de farines maintenant végétales qui sont essentiellement constituées de maïs et de soja. Les conditions d'élevage en batterie dépriment l'immunité et la promiscuité accroît le risque d'épidémie. Dans ces conditions les éleveurs utilisent largement les antibiotiques. Les porcs peuvent ensuite devenir porteurs sains de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques utilisés comme la rovamycine ou d'autres. Deux impacts, l'un pour les consommateurs de cette viande car la contamination par ces vbactéries est possible malgré les précautions de surveillance et les test effectués avant et après l'abattage, l'autre est celui des effluents qui contiennent des antibiotiques et rejoignent les nappes phréatiques et in fine l'eau de boisson.  Les bactéries résistantes présentes dans les effluents seront en pratique éliminées par le traitement de l'eau de boisson mais pas en cas de puits à proximité. Ces aspects sont extrêment importants en matière de santé publique et de nombreux travaux y sont consacrés.
Une des solutions passe par les consommateurs qui peuvent choisir de consommer du porc élevé en liberté, du porc de l'agriculture biologique. La viande est plus chère, car les rendements sont moindres mais aussi parce que les circuits de distribution sont très couteux dans ces filières avec une concurrence faible. En effet ces porcs coutent plus en main d'oeuvre mais rien en antibiotiques, et moins en céréales car on peut les nourrir avec différents grains produits sur la propriété. Un des moyens est de rester local et de consommer local. dans notre pays il n'est pas de département où l'on puisse trouver une telle production hormis les centre villes. Toutefois j'en conviens trouver les adresses n'est pas aisé. Pour autant notre consommation de viande étant pour la majorité d'entre nous trop importante au regard de nos besoins et cette viande étant très riche en acides gras oméga 6 en raison des conditions d'alimentation industrielle des animaux (porcs mais aussi ovins et bovins)  le changement vers des animaux élevés en grande partie en liberté et sans antibiotiques est très bénéfique sur le plan de la santé. Une diminution des quantités ingérées au profit de la qualité doit être comprise et acceptée.
Une autre solution passe par une révision des politiques publiques d'aide à l'agriculture et à l'élevage industriel. Aujourd'hui l'argent public continue à être distribué à ces élevages industriels, réduisant artificiellemnt les coûts de production et faussant la concurrence avec les élevages traditionnels. De surcroît la pollution en aval est "payée par la collectivité" ce qui une fois de plus abaisse le coût de ce type d'élevage. Les politiques dans leur choix ont été largement influencés par les lobbies dont celui des céréaliers, des transformateurs de céréales en farines, des bouchers industriels producteurs de viande transformée, tous grands acteurs de l'agrobusiness. Ce modèle a dépassé ses limites et il est naturel que l'argent public ne soit plus distribué à cette industrie. La politique de neutralité fiscale (pas d'aides) et l'exigence de traiter les effluents y compris pour les molécules comme les antibiotiques renchérirait significativement ce type de production et en sonnerait le déclin. Une politique de taxation sur les effluents n'améliorerait pas la situation car elle reporterait sur les stations d'épuration la tâche impossible de traiter le problème.
références
1/ High prevalence of methicillin resistant Staphylococcus aureus in pigs, A.J. de Neeling, M.J.M. van den Broek, E.C. Spalburg, M.G. van Santen-Verheuvel, W.D.C. Dam-Deisz, H.C. Boshuize,
A.W. van de Giessen, E. van Duijkeren, X.W. Huijsdens: Veterinary Microbiology 122 (2007) 366–372