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dimanche 27 février 2011

Faut il manger local?

La question ne se pose pas pour les écologistes fanatiques; moins d'effet de serre, moins de pollution, une planète "préservée". Comme souvent il convient de regarder les faits!

1/ le transport de pays à pays des fruits et légumes ne compte que pour une toute petite fraction de la facture énergétique:

"A 2005 study by the United Kingdom Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA) is probably the most comprehensive analysis of the food-miles controversy to date.Among other findings, it showed that 82% of the estimated 30 billion food miles (the distance traveled between producers and consumers) associated with U.K.-consumed food are generated within the country, with car transport from shop to home accounting for 48% and heavy goods vehicles for 31%. Air and sea transport each amounted to less than 1% of food miles. In the worst case scenario, a U.K. consumer driving ten kilometres to buy Kenyan green beans emits more carbon per bag of beans than flying them from Kenya to the U.K."

Voilà qui est prouvé. Il est donc tout à fait efficient énergétiquement et écologiquement de produire des haricots verts au Kénya et de les exporter pour ceux qui veulent les acheter pour en manger! Mais si vous préférez le goût des haricots verts de nos jardins et que sur la place du marché vous y avez accès en vous déplaçant en vélo, bien sur vous combinez fraîcheur, saveur et dépense minimale d'énergie. En revanche c'est habituellement plus cher non seulement à cause du bas coût de la main d'oeuvre mais aussi parce que la spécialisation dans ce qui pousse facilement abaisse les coûts y compris énergétiques et donc diminue la pollution! Gare au simplisme qui est l'arme totalitaire par excellence! Faire le tour de petits producteurs avec sa voiture est beaucoup plus énergivore que de transporter des tonnes de haricots, de pommes en bâteau. Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas, pousser un bâteau sur l'eau est moins énergivore que de propulser des millions de voitures particulières...

Donc en résumé ne soyons pas "culpabilisés" d'acheter des fruits et légumes qui arrivent d'autres pays. J'ajoute que sur le plan nutritionnel il y a de nombreux avantages, accès à des phytonutriments variés, importance du plaisir dans l'alimentation et du même coup éviction des produits industriels.

Références

1/

http://www.iedm.org/files/note0210_en.pdf 

2/ Alison Smith et al., The Validity of Food Miles as an Indicator of Sustainable Development, Report ED50254, Issue 7, July 2005, p. 30.


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