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mercredi 25 avril 2012

Sucre, cerveau et manipulation

 Dans ce travail sur les chiens exécutant une tâche il n'y a à mon avis aucune preuve qu'il faille boire du soda sucré avant de conduire mais c'est pourtant ce que conclut le journaleux du Fig.... Et la photo est bien celle du saccharose pas celle de la patate douce...



http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/24/18049-cerveau-dangers-manque-sucre

http://www.springerlink.com/content/64v4677617013308/fulltext.pdf

Quel est le prix de cette photo?

lundi 23 avril 2012

Les régimes font ils grossir?

C'est ce que clament certains journaux...
Il faut d'abord que le régime fasse maigrir sinon on stoppe les frais, les régimes en effet coutent très cher.
En réalité c'est un serpent qui se mord la queue...
Le régime qui consiste à réduire la quantité d'aliments et de produits ingérés doit faire maigrir. toutefosi cela dépend des aliments ou des produits que l'on décide de rationner.
Mais le surpoids n'est pas la grippe cela ne passe pas après le traitement et bien sur si on reprend la même quantité d'aliments ou de produits on regagne le poids perdu voire plus avec le processus d'adaptation de l’organisme et l'âge!
Ne faites pas de régime, éduquez vous, éduquez vos enfants et changez votre mode de vie.
L'alimentation ancestrale est un bon début...



Alimentation industrielle 80% de produits.
Alimentation ancestrale 80% d’aliments entiers achetés frais et peu transformés.

Et le caractère bio ne change rien au problème, pas plus que le fait de fumer ne peut être effacé par le bien manger, ni que le bien manger compense les heures de télé...

Référence payante (vraiment cher pour les infos contenues!)
http://magazines.biocontact.fr/magazines-numeriques-au-format-pdf/99-n220-petit-dejeuner.html 

jeudi 19 avril 2012

Quelques vérités élémentaires en alimentation!

Je rappelle que les soi-disant nutritionnistes de nos médias sont simplement des vendeurs de soupe à maigrir. Je rappelle que les "politiques" de santé publique en "nutrition" sont un fantastique échec et que si un médicament produisait des résultats même approchants il serait retiré du marché et l'industriel poursuivi pour contrefaçon...
Voilà pourquoi il ne vous diront pas ce qui suit...
En conséquence il faut être très contrariant et surtout rappeler quelques faits physiologiques simples.
1/ L'organisme s'adapte très vite à la restriction alimentaire.
Quand vous réduisez votre prise alimentaire pour perdre du poids l'organisme allume les signaux d'une famine proche et possible. Dans ces conditions la perte de poids sera entravée partiellement par le réduction de la dépense énergétique générée par ce mécanisme d'adaptation. Il faut donc l'intégrer dans vos constatations. Ce qui ne signifie pas qu'il ne faille pas réduire l'apport calorique, c'est au contraire la base...
2/ Tous les régimes qui induisent une perte de poids sont peu ou prou hyper-protidiques.
Quand vous passez à un régime hyper-protidique vous perdez d'abord de l'eau et vous pouvez avoir des muqueuses plutôt sèches c'est physiologique mais cela explique aussi les pertes de poids initiales assez extraordinaires.
3/ Je ne peux pas réduire les sucres, comment maigrir autrement?
Si vous ne perdez pas de poids parce que vous ne "pouvez pas" réduire les hydrates de carbone ne cherchez pas vous êtes fortement sugar addict... Ne cherchez pas une autre méthode pour perdre du poids mais faites le nécessaire pour supprimer les hydrates de carbone des amidons en ne gardant que quelques fruits crus.
4/ Je ne peux pas réduire les sucres, j'essaie le sport?
Si vous ne pouvez pas réduire les hydrates de carbone ne comptez surtout pas sur l'activité physique pour perdre du poids... Il vous faut des heures de jogging par jour pour perdre un kilo et quelques minutes pour manger à grand appétit des amidons (pain, pâtes et pizzas ou biscuits) et prendre le double de ce que vous avez dépensé...
5/ Dans la phase où vous aurez atteint vos objectifs de poids vous pouvez réintroduire quelques amidons.
Toutefois méfiez vous des sucres rapides et surtout de ceux qui ne sont pas sucrés, ils vous feront reprendre du poids et ce d'autant plus que vous êtes insulinorésistant ce qui bien sur n'est pas inscrit sur votre acte de naissance. La farine blanche est un sucre rapide... les amidons les plus surs sont les patates douces, les bananes et l'igname.
6/ Le surpoids ce n'est pas la grippe.
Qu'est ce à dire? Simplement qu'après la grippe c'est fini alors qu'après la perte de poids si vous reprenez vos habitudes (en clair si vous remettez les mêmes produits dans le caddie qu'avant le régime) et bien les mêmes causes produisant les mêmes effets et même un peu plus avec l'âge vous allez reprendre les kilos perdus.
7/ Manger la nuit ne fait pas grossir.
Évidemment c'est une question de balance énergétique. Si vous mangez la nuit en plus de vos repas de la journée vous stockez, si vous mangez la nuit ce qu vous n'avez pas mangé au diner parce que vous avez sauté le repas il n'y aura pas d'incidence. En revanche les études scientifiques ont montré que ceux ou celles qui mangeaient en permanence dont la nuit était atteints de boulimie... Manger la nuit en plus du jour est un marqueur de comportement alimentaire, rien de plus. Ce n'est pas l'obscurité ou l'ampoule électrique qui font grossir...
8/ Le sucre est dangereux.
C'est trompeur de poser le problème de cette façon. En effet l'immense majorité des sucres que nous mangeons ne sont pas sucrés et la majorité l'ignore, il s'agit des amidons (issus essentiellement de céréales). Si on met dans son caddie des fruits frais c'est 95% d'eau et quelques % de sucres mais c'est sucré au gout! Si on met des pâtes du pain du riz des pizzas et des biscuits c'est plus de 50% de sucres non sucrés...
Faites vos jeux.

mercredi 18 avril 2012

Chocolat, une étude de portée assez limitée...

http://www.weightymatters.ca/2012/03/what-reading-that-eat-chocolate-be.html

http://www.medpagetoday.com/GarySchwitzer/32001

Ce commentaire est absolument erroné!

Le sucre et la politique, de la stupidité symbolique

Avec nos députés tous les sujets sont idéologiques... Les députés socialistes n'ont qu'un mot à la bouche: loi, mais uniquement pour interdire... Il faudrait interdire le sucre dans les boissons au delà d'un certain taux et uniquement en DOM TOM... Bien sur personne ne pourra (mais cela peut venir) interdire d'acheter du sucre et de le rajouter... Personne (mais cela peut venir) ne peut interdire d'aller se fournir à l'étranger et de tuer le business local... Cette proposition est non seulement inapplicable mais inefficace.
Don't prohibit, don't forbid,  EDUCATE!
Et pour ceux qui sont intéressés il serait plus rationnel de proposer une taxe pigouvienne sur l'adjonction de sucre dès le premier g/l payée par l'industriel qui a pris la décision de supplémenter...
Lisez Pigou et vous comprendrez l'inanité de ces propositions de loi!


http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/boissons-trop-sucrees-en-outre-mer-xavier-bertrand-interpelle?ku=5y9vyx5A-5xC9-x9EC-DxBz-8D88w6E5yAD7#utm_source=lequotidiendumedecin&utm_medium=email&utm_campaign=news_derniere_heure_qdm

mardi 10 avril 2012

Don't diet, Educate!

"En conclusion, l'Inserm précise que le lien de cause à effet entre excès de poids et qualité des produits proposés dans les enseignes à bas prix n'est pas établi par l'étude."


http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/08/17940-lon-fait-ses-courses-determine-son-poids


http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0032908

lundi 9 avril 2012

Lait cru/raw milk: quite always fermented!

This is my preferred one
More difficult to digest even fermented

Vins bio et non bio à oublier...

Trop boisé et surtout pas de fruit!
Surfait pour un prix exorbitant, je n'exclus pas de mauvaises conditions de garde...

samedi 7 avril 2012

More on meat and more meat...

Why red meat increases CVD and cancer risk?What are the components involved in the increasing of risk?


"These include heme iron, saturated fat, sodium, nitrites, and certain carcinogens that are formed during 
cooking." 
F Hu, Harvard School of Public Health

So grassfed/non processed, unsalted and raw meat is OK!

Exactly what we advocate in paleo diet...

But let me know something about heme iron... Hunting at least in the paleo era is a technique where animals are usually bleeding outside or inside before death... It's extraordinary to kill an animal with an arrow in the head...

Eventually according to these studies bled meat would be less prone to increase the risq of CVD and cancer? Hum looks like a biblical advice.



I would like to emphasize that meat at least unprocessed and grassfed or wild is not atherogenic. below you will find the conclusion of a recent paper of Cordain and Boyd Eaton on the subject:

"Conclusions
The high reliance upon animal-based foods would not have
necessarily elicited unfavorable blood lipid profiles because
of the hypolipidemic effects of high dietary protein (19 –
35% energy) and the relatively low level of dietary carbohydrate (22 – 40% energy). Although fat intake (28 – 58%
energy) would have been similar to or higher than that
found in Western diets, it is likely that important qualitative
differences in fat intake, including relatively high levels of
MUFA and PUFA and a lower o-6=o-3 fatty acid ratio, would
have served to inhibit the development of CVD. Other dietary characteristics including high intakes of antioxidants,
fiber, vitamins and phytochemicals along with a low salt
intake may have operated synergistically with lifestyle characteristics (more exercise, less stress and no smoking) to
further deter the development of CVD.
Although high-carbohydrate, low-fat diets are almost universally recommended for the treatment of hyperlipidemia
and prevention of CVD, these diets often adversely influence
certain components of the blood lipid profile, including
HDL, VLDL cholesterol, TG, small dense LDL cholesterol
and apoprotein A-1. One of the present strategies for overcoming these untoward effects of low-fat, high-carbohydrate
diets is to replace carbohydrate with MUFA, while keeping
saturated fat levels low. An alternative strategy, which has
recently been clinically demonstrated and which positively
influences HDL, VLDL cholesterol and TG, is the replacement of carbohydrate with protein. This dietary approach to
reducing dyslipidemia and preventing CVD is consistent
with the dietary macro-nutrient patterns found in the
native diet of virtually all hunter-gatherer societies—
societies which are relatively free of CVD and its symptoms."

European Journal of Clinical Nutrition (2002) 56, Suppl 1, S42 – S52. DOI: 10.1038=sj=ejcn=1601353

http://www.foodnavigator.com/Financial-Industry/Red-meat-industry-s-future-depends-on-communication/?utm_source=newsletter_weekly&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%2BWeekly&c=Cj6Zsw90SrrtSDm1RwVFZQ%3D%3D

vendredi 6 avril 2012

Régimes hyperprotéinés: en réalité ce sont des régimes pauvres en hydrates de carbone!

Pour un citoyen de 21 ème siècle dans un pays industrialisé en surpoids, la seule façon de perdre du poids et de diminuer le risque de diabète c'est de réduire la consommation d'hydrates de carbone, les sucres sucrés et non sucrés...
On peut appeler cette alimentation pauvre en sucres, hyperprotéinée, Atkins, The Zone, Dukan ou autre, le principe est le même je réduis les sucres de manière drastique...
On peut le faire de manière totalement naturelle en mangeant du poisson de la viande et des légumes sans amidon et avec des fruits crus...Les céréaliers ne sont pas contents mais c'est une autre affaire...

lundi 2 avril 2012

Céréales: le Monde prétend faire de la science!


Dans la croisade que mène le Monde contre le paléo et le régime paléo (encore un complot anglo-saxon selon un éminent journaliste de ce journal) un "article" au sujet des céréales et sans aucune référence est paru le 16 mars 2012.
Une mise au point  est nécessaire.
Nous allons voir que le sous titre "Toute la vérité sur les céréales" est un gros mensonge car en matière de vérité le Monde s'éloigne dangereusement des faits, quant à la vérité elle est engloutie dans cette manipulation.

La place des céréales dans l'alimentation au paléolithique.
Les céréales étaient très peu consommées avant l'agriculture ceci est incontestable. En effet les céréales sauvages étaient difficiles à trouver au milieu des autres végétaux et par ailleurs les céréales crues sont difficiles à digérer ce qui est une limite infranchissable jusqu'à la maîtrise du feu.
Précisons aussi que le paléolithique est une période de l'histoire humaine qui s'étend de -2,6 millions d'années à - 10000 ans soit 99% de la préhistoire humaine et une durée d'environ 2,590 000 ans. Dès lors affirmer que les céréales ont été "exploitées" depuis 23000 ans c'est à dire depuis -21 000 ans revient à dire que nous avons un début de consommation depuis moins de 1% de notre temps de présence sur cette terre. Une perspective à considérer pour le reste de la discussion.
Pour ce qui est de l'exemple cité du Sorgho au Mozambique il s'agit d'un papier très controversé de Science en 2009 par J Mercader qui a suscité la réponse suivante de Loren Cordain:

"This is an interesting paper ( Mercader J. Mozambican grass seed consumption during the middle stone age. Science 2009;326:1680-83) as it may push probable (but clearly not definite) cereal grain consumption by hominins back to at least 105,000 years ago. Prior to this evidence, the earliest exploitation of wild cereal grains was reported by Piperno and colleagues at Ohalo II in Israel and dating to ~23,500 years ago (Nature 2004;430:670-73). As opposed to the Ohalo II data in which a large saddle stone was discovered with obvious repetitive grinding marks and embedded starch granules attributed to a variety of grains and seeds that were concurrently present with the artifact, the data from Ngalue is less convincing for the use of cereal grains as seasonal food. No associated intact grass seeds have been discovered in the cave at Ngalue, nor were anvil stones with repetitive grinding marks found. Hence, at best, the data suggests sporadic use (and not necessarily consumption) of grains at this early date. Clearly, large scale processing of sorghum for consumption for extended periods seems unlikely.

Further, It should be pointed out that consumption of wild grass seeds of any kind requires extensive technology and processing to yield a digestible and edible food that likely did not exist 105,000 years ago. Harvesting of wild grass seeds without some kind of technology (e.g. sickles and scythes [not present at this time]) is tedious and difficult at best. Additionally, containers of some sort (baskets [not present at this time], pottery [not present] or animal skin containers are needed to collect the tiny grains. Many grain species require flailing to separate the seed from the chaff and then further winnowing ([baskets not present]), or animal skins] to separate the seeds from the chaff. Intact grains are not digestible by humans unless they are first ground into a flour (which breaks down the cell walls), and then cooked (typically in water – e.g. boiling [technology not present]) or parched in a fire which gelatinizes the starch granules, and thereby makes them available for digestion and absorption. Because each and every one of these processing steps requires additional energy on the part of the gatherer, most contemporary hunter gatherers did not exploit grains except as starvation foods because they yielded such little energy relative to the energy obtained [sic -- I think he meant expended - DM](optimal foraging theory).

If indeed the grinder/core axes with telltale starch granules were used to make flour from sorghum seeds, then the flour still had to be cooked to gelatinize the starch granules to make it digestible. In Neolithic peoples, grass seed flour most typically is mixed with water to make a paste (dough) that is then cooked into flat breads. It is highly unlikely that the technology or the behavioral sophistication existed 105,000 years ago to make flat breads. Whole grains can be parched intact in fires, but this process is less effective than making flour into a paste and cooking it to gelatinize the starch granules. Hence, it is difficult to reconcile the chain of events proposed by the authors (appearance of sorghum starch granules on cobbles or grinders = pounding or grinding of sorghum grains = consumption of sorghum). I wouldn’t hang my hat on this evidence indicating grains were necessarily consumed by hominins at this early date. To my mind, the Ohalo II data still represents the best earliest evidence for grain consumption by hominins.

Cordially,
Loren Cordain, Ph.D., Professor"

Les céréales étaient très peu consommées voire pas du tout au paléolithique, ce que confirme d'ailleurs la lecture des dates dans le texte de l'article du Monde. Il ne sert à rien de tenter de le nier c'est un fait.

La digestion de l'amidon concerne au paléolithique les fruits, les racines et les tubérosités
L'amidon est facilement digéré par l'homme. Oui en effet car l'amidon est d'abord présent dans les fruits, les graines, les rhyzomes et les tubercules... Un fruit vert contient de l'amidon et lorsqu'il mûrit l'amidon se transforme en sucres. Et nous ingérons ces aliments depuis toujours. Le fait de pouvoir digérer l'amidon n'est donc en rien une preuve que nous mangeons des céréales depuis le paléolithique! C'est la preuve que comme nos ancêtres simiens nous digérons très bien les bananes, mais aussi les racines et les tubercules et aucunement la preuve que nous avons besoin des céréales. Par exemple, les courges, les patates douces, l'igname, les bananes plantains contiennent de l'amidon en grande quantité...  Ce qui nous a indéniablement aidé à subvenir aux besoins en glucose de notre énorme cerveau...Et notre cerveau a grossi bien avant que nous ne mangions des céréales ou leurs produits industriels.
Le fait que nous soyons équipé d'enzymes de digestion de l'amidon ne peut être ni historiquement ni métaboliquement interprété comme une preuve que nous avons besoin des céréales et que cet aliment soit adapté à notre physiologie...


Les antinutriments des céréales
Trève de querelle, aurions nous substituer pour le meilleur nos ancestrales sources d 'amidon par les magnifiques produits céréaliers?
En réalité les plantes protègent leur réserves en les palçasnt souvent sous terre et leurs graines par de puissants antinutriments , acide phytique mais aussi les lectines. Ces antinutriments sont pourvoyeurs de pathologies essentiellement inflammatoires ou auto-immunes car ils agressent le tapis de cellules qui bordent l'intestin et augmentent ainsi la perméabilité intestinale. C'est très préoccupant pour ceux qui en sont atteints et là comme ailleurs la susceptibilité est génétique ce qui en fait une loterie complexe dont on peut facilement se dispenser en ne mangeant pas de céréales. Mais il y a plus les céréales contiennent aussi des protéines et celles à gluten une protéine très difficile à digérer sont source de pathologies inconnues chez les humains consommant des amidons non céréaliers. Notre journaliste maquille tout cela en nous recommandant d'être très conservateur dans nos choix alimentaires au motif que nous aurions une histoire évolutive avec les céréales consommées en Europe ce qui nous épargnerait les effets toxiques des antinutriments céréaliers... Ceci n'est basé sur aucun travail scientifique. Au contraire il y a des européens qui ne tolèrent pas bien les céréales c'est indubitables mais ces faits sont niés...
Quelques précisions sur les antinutriments des céréales et des légumineuses.


Antinutriments
Mode d’action
Contenu dans
Lectines
Les lectines sont omniprésentes dans le
règne végétal, elles ont probablement évolué comme des toxiques pour constituer un mécanisme de défense pour parer
les prédateurs .La plupart des lectines alimentaires sont bénignes et non toxiques pour les humains, exceptions primaire: céréales et légumineuses
Soja, tomates, cacahuètes, farine de blé…
Gluten
Le gluten est un mélange de protéine, majoritairement composé de la gliadine et de gluténine. Il se trouve dans de grandes quantités de blé, le seigle et l’orge avec de petites quantités trouvées dans les
l’avoine. Il est absent du maïs et de riz, du millet. Son mode d’action elle modifie les propriétés de la paroi intestinale. Chez certaines personnes très problématiques chez les cœliaques et les intolérants au gluten
Blé, orge, seigle, avoine…
Acide phytique
Présent, à raison de 2 à 5 g/kg dans les céréales, les légumineuses et les oléagineuses. Il perturbe l’absorption d’oligo-éléments tel que le Calcium, le zinc et le fer. Il accélère la décalcification de l’organisme, même en présence d’un apport normal en Ca et en vitamine D (200 g de pain complet = perte équivalent à 200 ml lait)
Farine de Blé, lentilles, haricots…
Acide oxalique
Acide oxalique HOOC – COOH présent dans de nombreuses plantes, libre ou sous forme de sels de Na, K ou Ca.
– Oxalate de Calcium à peu près insoluble dans l’eau : effets toxiques dus à l’interférence avec l’assimilation du calcium et la formation de calculs rénaux.
Rapports très élevés pour certains aliments (g d ’acide oxalique/kg ) :
Rhubarbe : 1/0,04
Epinards : 1/0,1
Pommes de terre : 0,15/0,03
Cacao : 0,8/0,12
Thé : 1,3/0,5
Saponines plus communément appelées glycoalcaloides
Ils sont largement distribués à travers le règne végétal. Leur fonction première est de protéger les plantes des attaques microbienne et des insectes
ils agissent en dissolvant les membranes cellulaires
Chez les mammifères, ils produisent de petits trous dans l’intestin, le rendant poreux. Ils provoquent également l’hémolyse des érythrocytes (une forme de globule rouge).
Tomate, pomme de terre, quinoa


La remarque finale de l'article sur "l'allergie au gluten" est tout simplement erronée. En effet il s'agit de l'intolérance au gluten et non seulement de l'allergie au gluten. Ce sujet est extrêmement complexe et ne peut se résumer à des causes environnementales. Ce n'est pas uniquement mon avis mais c'est celui de la communauté scientifique tout entière. pour donner au lecteurs de ce blog une idée de la complexité du sujet ce tableau résume les différentes formes de sensibilité au gluten. Ce qui est certain c'est que beaucoup de symptômes  digestifs non identifiés sont en rapport avec une sensibilité au gluten. Et que l'éviction du gluten devrait être plus souvent proposée comme test gratuit de cette sensibilité...


Comparison of different forms of gluten sensitivity
Gluten-sensitive enteropathyWheat allergyGluten-sensitive idiopathic neuropathy
Typical symptomssteatorrhoeamalnutritiondiarrhealactose intolerancefood allergieseczemaasthmaataxiaperipheral neuropathies
Primary tissue targetsepithelia of small intestine(epi) dermis, bronchi, intestinesCNS, Peripheral nerves
Atypical pathologiesother autoimmune diseases, chronic constipation, neuropathies, cancer (lymphoid)arthritismigrainesanaphylaxis (exercise or aspirin induced)unknown
Secondary targets (common)blood (chemistry), bowel, nervous system, autoantigensconnective tissue, CNS, vascular
Immunoglobin isotypeIgA, IgGIgEIgG, IgAIgGIgA
Antibody recognitionα/β,γ-gliadin (AGA), transglutaminase (ATA)albuminsglobulinsprolamins (ω-gliadin)(AGA), glutelins(LMW)(AGA)α/β-gliadin
HLA associationsDQ2.5DQ8DQ2.2/DQ7.5unknownDQ2, DQ8?, DQ1?
Cellular immunityT-cellsEosinophilsMonocytesMast cellsEosinophilsunknown
Innate responses(α-gliadin) immune, increased permeability(ω-5 gliadin)- increased permeabilityunknown
Background & referencesCeliac diseaseGSEA conditionsWheat allergyIGS Neuropathies
Notes on table. Features of idiopathic neuropathy assume that all GSE cohort has been removed, assuming there is a gluten-sensitive, but not GSE contingent. Anti-gliadin antibodies covers all immunoglobulin isotypes and all gliadin isoforms. T-cell, Killer cell, and other gluten recognitions are covered in Gluten immunochemistry.
S'agissant de ces antinutriments nous ne sommes pas du tout équipés pour les digérer en raison précisément de leur apparition récente dans notre alimentation. 

Conclusions
1/ Les céréales ne sont consommées que depuis peu de temps au regard de l'histoire de l'humanité et de la dynamique des changements génétiques.
2/ Leurs antinutriments posent des problèmes de santé publique largement sous estimés qui ne surviennent pas avec les autres sources d'amidons d'où le concept de "safe starches" pour les racines et tubercules.
3/ Tout ceci ne relève pas uniquement d'une querelle scientifique. Les intérêts de l'industrie agro-alimentaire c'est à dire des céréaliers largement subventionnés par de l'argent public et des transformateurs des produits issus des céréales sont extrêmement puissants, ces firmes sont des sources de publicité pour toute la presse  et sponsorisent pas mal de la communication sur l'alimentation et la nutrition y compris dans la presse médicale.
4/ Mais le plus dangereux pour l'humanité aujourd'hui c'est le deuxième tournant céréalier: celui du raffinage et de la mise sur le marché d'une quantité gigantesque et bon marché d'hydrates de carbone purs qui combinés à la sédentarité sont directement à l'origine de l'épidémie de diabète type 2.


Références

"Toute la vérité sur les céréales
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 16.03.2012 à 21h00 • Mis à jour le 16.03.2012 à 21h00
Les produits céréaliers figurent parmi les aliments proscrits par le "régime paléolithique". Quelques précisions à leur sujet.
On en mangeait aussi au paléolithique On sait que les céréales sauvages ont été exploitées depuis au moins 23 000 ans au Proche-Orient. Et peut-être même depuis 105 000 ans pour le sorgho au Mozambique. Soit bien avant leur domestication vers 10 500 ans avant J.-C.
Nous digérons bien l'amidon Grâce à une évolution de notre génome, nous pouvons digérer en quantité l'amidon, présent dans de nombreuses plantes, dont les céréales. Cette évolution consiste en la duplication d'un gène produisant une amylase, enzyme permettant de fractionner l'amidon en unités plus petites.
Changer de céréales n'est pas une bonne idée Il faut se méfier des modes alimentaires. Consommer massivement des végétaux avec lesquels on n'a aucune histoire évolutive - passer exclusivement au quinoa pour un Européen, par exemple - est un mauvais choix car nous n'avons pas eu le temps de nous adapter à leurs composés secondaires toxiques (leurs moyens de défense naturels).
Allergies au gluten : un problème différent Le gluten est une protéine qui provoque des allergies intestinales. Il s'agit d'un phénomène moderne, sans lien avec le fait que nous en consommions depuis le néolithique, dont la cause s'inscrit dans un tout autre cadre explicatif, non génétique, lié à des changements environnementaux très récents."