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lundi 26 octobre 2009

Diabète type 2: comment en sortir?

A grand fracas la presse médicale rapporte la déferlante:

"La France est confrontée comme la plupart des pays développés à une épidémie de diabète de type 2. Le nombre de diabétiques traités a augmenté de 40% entre 2001 et 2007, selon la CNAMTS.

Chaque année, la France enregistre 180 000 personnes supplémentaires traitées pour un diabète et 70 000 décès dans la population touchée par cette affection, ce qui porte le solde net de progression de la maladie à 110 000 par an.

Le nombre de personnes traitées pour diabète connaît une croissance de près de 6% par an depuis 2001, qui s’explique surtout par l’augmentation de l’obésité et du surpoids et l’allongement de l’espérance de vie des diabétiques."

En réalité l'obésité et le surpoids ne sont pas la cause de cette augmentation du nombre de diabétiques type 2 à traiter. Puisque la CNAMTS utilise le concept de solde il faut aussi l'appliquer à la situation de ces patients diabétiques.
Le solde de leurs entrées caloriques et de leur dépenses énergétiques est très très positif. Voilà la cause de la prise de poids et de l'épuisement du pancréas.
Pourquoi? Parce qu'ils mangent des produits alimentaires très denses en calories et qu'il ne font aucun exercice physique.
Il faut donc informer le patient que ce n'est pas génétique, pas héréditaire mais que c'est avant tout un solde entre ce qu'il mange et boit et ce qu'il dépense. Tout individu doté d'un compte en banque est capable de le comprendre.
A partir de cette information capitale il est possible de modifier son comportement en jouant toujours sur les deux composantes: entrées caloriques et dépenses énergétiques.
On comprend pourquoi certains patients en misant tout sur le régime ou bien tout sur l'exercice physique n'y arrivent pas.
On comprend pourquoi la médecine conventionnelle a de si mauvais résultats. Dans le meilleur des cas le médecin va donner quelques conseils diététiques mais combien sont formés pour mettre en place un programme d'exercice physique approprié au patient?
Comment en sortir?
1/ mettre en place un programme de dépenses énergétiques, exercice physique, température basse dans la maison, ne jamais prendre l'ascenseur, faire du vélo pour les déplacements quotidiens compatibles... il est nécessaire chez ces patients d'atteidre une augmentation considérable de l'exercice physique car le point de départ est le sédentarisme absolu.
2/ supprimer les produits alimentaires chargés de calories vides c'est à dire tous les produits industriels et revenir à une alimentation en produits frais
3/ diminuer drastiquement les hydrates de carbone (HC) et en particulier supprimer les HC à IG élevé (voir mon article sur l'index et la charge glycémique). Cela signifie la suppression des amidons improprement appelés "féculents" ou "sucres lents": pain, pates ou pommes de terre de même que pâtisseries ou confitures. Introduire en petite quantité les jours d'exercice physique environ 3 g/jour par kilo de poids corporel de pain de seigle intégral ou de pates intégrales.
Les premiers résultats s'observent en 4 semaines et c'est gratuit!

samedi 24 octobre 2009

Grippe d'état: une erreur de planification!

State flu: a mistake of planism!


La Finlande vient d'annoncer la fin du classement de la grippe porcine H1N1 comme menace majeure de santé publique.
Aux Etats Unis CBS vient de mettre en évidence une surestimation grossière des cas de grippe H1N1 et aussi de grippe saisonnière.
Nous manquons toujours de preuves robustes sur
-la prévalence réelle des cas de grippe H1N1 prouvés
-la morbi-mortalité de cette infection virale.
La médecine d'état est une médiocre médecine. Dans cette situation en particulier la médecine doit être basée une très sérieuse évaluation du rapport bénéfice/risque des conseils donnés et des prescriptions effectuées.

S'agissant de l'hygiène il faut au sujet du lavage des mains insister sur le primum non nocere. Oui au lavage des mains non au décapage de la peau en particulier avec des solutions alcooliques qui sont par ailleurs très chères. Le savon de Marseille suffit. Une peau agressée sera beaucoup plus sensible à l'accroche des virus mais aussi des autres micro-organismes. C'est le cas aussi pour la peau des autres parties du corps. Enfin il ne faut pas oublier que l'eau que nous utilisons est filtrée et contient du chlore.

L'hygiène est une chose mais l'essentiel c'est l'intégrité des défenses naturelles. C'est pourquoi il convient de renforcer les mesures non médicamenteuses non immunomanipulatrices pour restaurer ces défenses.
1/ Ne pas fumer, aérer les appartements et maisons et choisir la désinfection de l'air avec des huiles essentielles en premier lieu Eucalypyus globulus.
2/ Augmenter les apports en W3 et diminuer les W6 essentiellement en consommant des poissons gras et en supprimant les apports massifs en W6 comme l'huile de tournesol, les viandes d'élevage au maïs...
3/ Augmenter ses apports en Vitamine D par l'ensoleillement et l'huile de foie de morue
4/ Diminuer drastiquement les sucres rapides (Index glycémique > 50, charge glycémique > 200g x 50 d'index/Jour)
5/ Supprimer les produits laitiers pasteurisés et consommer des produits laitiers au lait cru et fermentés
6/ Etre très vigilant sur les acides gras trans, les cuissons hautes température et la consommation d'alcool. L'alcool diminue puissamment les défenses immunitaires
7/ Choisir les exercices physiques mixtes endurance/résistance en évitant les très hauts niveaux d'entraînement d'endurance qui diminuent les défenses immunitaires
8/ Dormir!

http://newsroom.finland.fi/stt/showarticle.asp?intNWSAID=22386&group=General

mercredi 21 octobre 2009

Dépistage: sans incidence sur la survie?

Does cancer screening modifies survival?

Cet article du NYT est un exemple de la surestimation permanente des effets du système de soins sur le pronostic des grandes maladies chroniques dont le cancer.

Le biais est évident nous dépistons beaucoup de cancers dont nous ne savons pas s'ils auraient entraîné une issue fatale. Dès lors les comparaisons historiques sont faussées mais aussi l'idée même que l'on se fait de l'évolution de la maladie. Ce qui ressort des résultats actuels c'est que nous intervenons plus tôt dans l'histoire naturelle de la maladie cancéreuse mais cela ne semble pas avoir l'incidence positive que l'on espérait intuitivement. Par ailleurs ces patients dont nous savons qu'ils ont un cancer plus tôt grâce au dépistage vont vivre plus longtemps indépendamment de notre intervention thérapeutique. D'où la difficulté d'affirmer que leur survie est modifiée par nos interventions. C'est pourquoi il faut s'appuyer sur des essais cliniques actuels pour obtenir des preuves et poursuivre la recherche fondamentale pour mieux comprendre la maladie et déterminer les cellules cancéreuses ou les microtumeurs qui sont agressives.

Un clin d'oeil en fin d'article: "there is no free lunch"; c'est exact. Toute intervention a un coût qui est supporté par les parties en cause. Le mythe du progrès qui libère l'humanité ou de la médecine salvatrice s'est souvent transformé en cauchemar totalitaire. Evaluer le rapport bénéfice/risque de toute intervention humaine en médecine doit être la règle éthique. Cette évaluation est difficile sur le plan des preuves mais aussi parce qu'elle suppose une tout autre approche du soin: celle du soin orienté vers et par le patient. Enfin réaffirmons que la prévention n'est pas le dépistage! La prévention est efficace. Arrêter de fumer, faire de l'activité physique et manger des aliments entiers naturels et peu ou pas transformés diminuent de manière drastique la probabilité de "faire" un cancer.



The American Cancer Society, which has long been a staunch defender of most cancer screening, is now saying that the benefits of detecting many cancers, especially breast and prostate, have been overstated.




Better Detection, Similar Results



It is quietly working on a message, to put on its Web site early next year, to emphasize that screening for breast and prostate cancer and certain other cancers can come with a real risk of overtreating many small cancers while missing cancers that are deadly.

“We don’t want people to panic,” said Dr. Otis Brawley, chief medical officer of the cancer society. “But I’m admitting that American medicine has overpromised when it comes to screening. The advantages to screening have been exaggerated.”

Prostate cancer screening has long been problematic. The cancer society, which with more than two million volunteers is one of the nation’s largest voluntary health agencies, does not advocate testing for all men. And many researchers point out that the PSA prostate cancer screening test has not been shown to prevent prostate cancer deaths.

There has been much less public debate about mammograms. Studies from the 1960s to the 1980s found that they reduced the death rate from breast cancer by up to 20 percent.

The cancer society’s decision to reconsider its message about the risks as well as potential benefits of screening was spurred in part by an analysis published Wednesday in The Journal of the American Medical Association, Dr. Brawley said.

In it, researchers report a 40 percent increase in breast cancer diagnoses and a near doubling of early stage cancers, but just a 10 percent decline in cancers that have spread beyond the breast to the lymph nodes or elsewhere in the body. With prostate cancer, the situation is similar, the researchers report.

If breast and prostate cancer screening really fulfilled their promise, the researchers note, cancers that once were found late, when they were often incurable, would now be found early, when they could be cured. A large increase in early cancers would be balanced by a commensurate decline in late-stage cancers. That is what happened with screening for colon and cervical cancers. But not with breast and prostate cancer.

Still, the researchers and others say, they do not think all screening will — or should — go away. Instead, they say that when people make a decision about being screened, they should understand what is known about the risks and benefits.

For now, those risks are not emphasized in the cancer society’s mammogram message which states that a mammogram is “one of the best things a woman can do to protect her health.”

Dr. Brawley says mammograms can prevent some cancer deaths. However, he says, “If a woman says, ‘I don’t want it,’ I would not think badly of her but I would like her to get it.”

But some, like Colin Begg, a biostatistician at Memorial Sloan-Kettering Cancer Center in New York, worry that the increased discussion of screening’s risks is going to confuse the public and make people turn away from screening, mammography in particular.

“I am concerned that the complex view of a changing landscape will be distilled by the public into yet another ‘screening does not work’ headline,” Dr. Begg said. “The fact that population screening is no panacea does not mean that it is useless,” he added.

The new analysis — by Dr. Laura Esserman, a professor of surgery and radiology at the University of California, San Francisco, and director of the Carol Frank Buck Breast Care Center there, and Dr. Ian Thompson, professor and chairman of the department of urology at The University of Texas Health Science Center, San Antonio — finds that prostate cancer screening and breast cancer screening are not so different.

Both have a problem that runs counter to everything people have been told about cancer: They are finding cancers that do not need to be found because they would never spread and kill or even be noticed if left alone. That has led to a huge increase in cancer diagnoses because, without screening, those innocuous cancers would go undetected.

At the same time, both screening tests are not making much of a dent in the number of cancers that are deadly. That may be because many lethal breast cancers grow so fast they spring up between mammograms. And the deadly prostate ones have already spread at the time of cancer screening. The dilemma for breast and prostate screening is that it is not usually clear which tumors need aggressive treatment and which can be left alone. And one reason that is not clear, some say, is that studying it has not been much of a priority.

“The issue here is, as we look at cancer medicine over the last 35 or 40 years, we have always worked to treat cancer or to find cancer early,” Dr. Brawley said. “And we never sat back and actually thought, ‘Are we treating the cancers that need to be treated?’ ”

The very idea that some cancers are not dangerous and some might actually go away on their own can be hard to swallow, researchers say.

“It is so counterintuitive that it raises debate every time it comes up and every time it has been observed,” said Dr. Barnett Kramer, associate director for disease prevention at the National Institutes of Health.

It was first raised as a theoretical possibility in the 1970s, Dr. Kramer said. Then it was documented in a rare pediatric cancer, but was dismissed as something peculiar to that cancer. Then it was discovered in common cancers as well, but it is still not always accepted or appreciated, he said.

But finding those insignificant cancers is the reason the breast and prostate cancer rates soared when screening was introduced, Dr. Kramer said. And those cancers, he said, are the reason screening has the problem called overdiagnosis — labeling innocuous tumors cancer and treating them as though they could be lethal when in fact they are not dangerous.

“Overdiagnosis is pure, unadulterated harm,” he said.

Dr. Peter Albertsen, chief and program director of the urology division at the University of Connecticut Health Center, said that had not been an easy message to get across. “Politically, it’s almost unacceptable,” Dr. Albertsen said. “If you question overdiagnosis in breast cancer, you are against women. If you question overdiagnosis in prostate cancer, you are against men.”

Dr. Esserman hopes that as research continues on how to advance beyond screening, distinguishing innocuous tumors from dangerous ones, people will be more realistic about what screening can do.

“Someone may say, ‘I don’t want to be screened’ ” she said. “Another person may say, ‘Of course I want to be screened.’ Just like everything in medicine, there is no free lunch. For every intervention, there are complications and problems.”

Reference
http://www.nytimes.com/2009/10/21/health/21cancer.html?_r=1&th&emc=th

lundi 19 octobre 2009

Le Fructose Metabolic Syndrome et l'obésité centrale

Central adiposity and the fructose metabolic syndrome

C'est un fait expérimental que l'agrobusiness du maïs en particulier voudrait bien oublier et faire oublier. Le syndrome métabolique découvert par Jean Vague en 1947 et théorisé par Reaven est la grande pathologie métabolique des années de l'alimentation industrielle ad libitum.
Un quart des américains en sont affectés et en Europe les 15% sont dépassés.
Ce qui est important c'est le rôle du fructose et en particulier du fructose concentré et de la charge en fructose.
Les jus de fruits et les boissons sucrées sont les grands pourvoyeurs de fructose. Sirop de maïs, high fructose corn syrup, fructose, lévulose, telles sont les appellations du fructose.
Sa responsabilité dans le syndrome métabolique est avérée. La forte augmentation de la consommation de fructose est responsable de l'obésité centrale celle qui se voit de profil!
Je recommande la suppression totale des boissons sucrées et des jus de fruit; consommez uniquement des fruits entiers et crus. Lisez les étiquettes et n'achetez pas de produits contenant du fructose ou un équivalent dans la composition. Pour tous ceux qui ont des triglycérides élevés outre la diminution des céréales il faut bien sur supprimer le fructose ajouté celui des sodas et autres boissons sucrées comme celui des jus de fruits même "naturels". Ce qui pend aux arbres c'est un fruit pas un jus!

dimanche 18 octobre 2009

Does whole food offset or repair junk food? Manger sain compense-t-il la malbouffe?

La question est fréquemment posée. Et la réponse doit s'envisager de manière factuelle.
1/Introduire un certain pourcentage d'aliments entiers non transformés est toujours favorable.
Par exemple manger des noix et des noisettes ou des amandes est très favorable en terme de vitamines, d'acides gras poly-insaturés, de fibre et de phytonutriments. Bien sur il s'agit des oléagineux crus. En revanche une grande salade verte n'efface pas les effets métaboliques d'acides gras trans consommés dans une pizza industrielle ou bien les effets délétères des jus de fruit fussent-ils purs et bio car il s'agit là d'une bombe de fructose pour le pancréas et la glande jaune j'ai nommé notre tissu adipeux. Même conséquence pour les aliments transformés par friture ou pyrolyse. Une friture à haute température produit avec de l'huile d'olive de l'acide élaïdique un acide gras trans fortement disrupteur du métabolisme et athérogène. Peu importe que les pommes de terre soient bio et l'huile d'olive vierge extra. La cuisson avec beaucoup de grillé entraîne le contact entre les cellules du tube digestif et des carcinogènes puissants résultant de la pyrolyse des aliments. Même scénario que la fumée inhalée (tabac, haschich, environnement industriel...) avec les cellules bronchiques!
2/ Sur le plan épidémiologique on observe une survie plus longue et une meilleure qualité de vie en raison de la baisse de prévalence des grandes maladies chroniques avec le régime méditerranéen. Pour autant il faut avoir une approche correcte de ce régime pour bénéficier de cette diminution de la morbi-mortalité. En particulier il ne faut surtout pas résumer ce régime à l'utilisation d'huile d'olive. Si l'on devait le résumer il faudrait plutôt utiliser le terme régime à base de végétaux en priorité!
3/ Bio ne signifie pas sain! Les produits industriels bio sont aussi constitués de nutriments raffinés au premier rang des quels les amidons des céréales et le sucre; manger sain suppose d'abord de recourir à des aliments entiers. Ensuite à éviter les transformations surtout thermiques qui détruisent les vitamines et les phytonutriments mais pas les calories. A ces conditions les aliments entiers bio sont intéressants car la plupart du temps plus goûteux et pauvres en biocides.
4/ Manger sain veut d'abord dire manger peu. Diminuer les calories et donc les aliments caloriques est un impératif récent pour l'humanité en raison de la prépondérance de la sédentarité dans les pays développés et dans beaucoup de pays émergents. Je rappelle que les aliments caloriques sont d'abord les hydrates de carbone. Nous sommes très sensible sur le paln neurobiologique aux hydrates de carbone en particulier raffinés; il faut en tenir compte. Il est rare de terminer une palquette de beurre sans pain ou autre biscotte. Il est apr contre fréquent de constater une véritable boulimie aux céréales en particulier le blé raffiné sous forme de pâin blanc. Une des solutions à cette tendance boulimique est de n'acheter que du pain intégral (ce qui est différent du pain dit complet et qui ne l'est pas...) et plutôt des céréales anciennes comme le seigle ou l'épautre. Ensuite il est important de souligner que l'activité physique est un élément essentiel pour avoir une almentation saine. Les choix alimentaires et les effets métaboliques sont favorablement modifiés par l'exercice physique. Mais là aussi l'exercice physique n'est pas et ne peut pas être la compensation d'une alimentation industrielle de mauvaise qualité. Les sportifs des années 50 à 80 en ont fait les frais.
Choisir des aliments entiers peu transformés, introduire plus de poisson sauvage que de viande d'élevage, consommer beaucoup de feuilles (salades, choux ...) et ne manger que des fruits frais avec peu de céréales complètes voilà le programme qui peut durablement remplacer la junk food et qui est autrement plus robuste dans le temps et dans les faits que tous les régimes et suppléments nutritionnels ensemble!

mardi 13 octobre 2009

About cheeses and nutrition Fromages et nutrition

Ma réponse dans le Washington Post au sujet de l'article sur le fromage.
Three issues which are very important about cheeses and health.
1/ Fresh cheeses like fresh goat ones are far less fatty than heavily hard dry ones like Parmesan. Mainly because the former ones contain far more water and consequently one eat less fat and salt for the same volume.
2/ Cheese is like milk it depends on the genetic and the nutrition of the crops. Goat milk and cheeses contain short fatty acids (caproïc, caprylic and capric acids) which metabolism is different than saturated fatty acids of cow milk (palmitic, stearic myristic...). Nutrition of the crops is of paramount importance for the PUFA fraction of the milk fat. Briefly, grassfed milk is full of linolenic acid and corn fed full of linoleic acid. The difference is crucial for the fragile equilibrium of eicosanoids, cell signaling, cancer and even atheroma. Grassfed milk and cheeses can be found in area were crops live in the mountains especially in spring, summer and autumn. Their names in Switzerland or France are "fromage d'alpage" or "fromage d'estives". In US on some cheeses is mentionned "made from grassfed milk".
3/ Cheeses made of raw milk are more tasty and probably more healthfriendly; pasteurized milk is not dangerous but raw milk is preferable. Some controversial issues about pasteurized milk could be solved by raw milk consumption and cheeses made of raw milk.

Eventually it should be kept in mind that lactose is a fast carbohydrate which metabolism necessitates a special enzyme lactase, that casein especially from cow milk is very badly digested by certain humans leading to diarrhea, and eventually that calcium is not well absorbed from milk and useless if vitamin D level is low in the blood which is the case of at least 50 % of the population of developped countries. Obviously all dairy products are not the wonderful food described by ads!
Reference
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/12/AR2009101201082.html

jeudi 8 octobre 2009

Salade aux omega 3 moyenne chaîne (acide alphalinolénique) An ALA rich salad natural and raw

Comment inverser le rapport entre les acides gras essentiels oméga6 et oméga 3 dans notre alimentation?
En mangeant des feuilles! Mais pas uniquement!
Les feuilles c'est avant tout de la salade.
Il s'agit d'une salade très simple.
De la mâche, des noix et un fromage d'alpage ou d'estives au lait cru.
On assaisonne avec une moutarde en grain, de l'huile d'olive, de colza ou de noix mais on peut aussi utliser du citron ou un vinaigre de cidre.
La mâche contient de l'acide alphalinolénique (ALA) et même un peu d'EPA (acides gras omega 3 longue chaîne). Les cerneaux de noix (en cette saison les noix fraiches sont un délice) contiennent de l'ALA et de la vitamine E; le fromage d'alpage est riche en ALA car c'est un fromage fait à partir d'un lait à l'herbe, il sera utile de vérifier qu'il s'agit d'un lait cru!
Attention on peut aussi se tromper et mettre des cerneaux presque rances, cela n'a pas bon goût et ce n'est pas bon pour la santé, du fromage de lait pasteurisé de vache ou de brebis nourries au grain (donc très riche en oméga 6) et une huile de tournesol qui est de l'acide linoléïque (oméga 6) pur!

Le diable se loge dans les détails et l'agrobusiness a transformé de façon invisible et presque insoupçonnable les aliments en inondant notre alimentation d'un seul acide gras essentiel l'acide linoléïque oméga 6 précurseur d'eicosanoïdes proinflammatoires et à l'origine de signaux cellulaires plutôt défavorables pour la santé (multiplication cellulaire, stockages des graisses...). Au départ il s'agit d'une des conséquences de l'intensivisme en matière de culture céréalière, maintenant tout cela est bien connu mais le changement est douloureux.

mercredi 7 octobre 2009

Grippe porcine: ne prenez pas d'anti-inflammatoires (AINS ou aspirine) Swine flu: no anti-inflammatory drugs nor aspirin

Manifestement la mortalité est similaire à celle de l'infection par le virus saisonnier.
Quels sont les arguments?
La mortalité observée dans l'hémisphère sud.
Quels sont les personnes à risque?
Les mêmes que pour toute virose à tropisme respiratoire. Il y a quelques particularités inexpliquées concernant quelques patients jeunes ayant fait des formes graves ou mortelles.
Quelles sont les drogues à éviter?
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l'aspirine car en plus des risques cardiovasculaires des AINS ces derniers mais aussi l'aspirine peuvent diminuer vos défenses. Prenez du paracétamol et surtout hydratez vous, buvez des tisanes de thym, du thé vert et faites des inhalations à l'huile essentielle d'Eucalyptus globulus.

mardi 6 octobre 2009

Index et charge glycémique au lieu de sucres rapides et lents/ Glycemic index and glycemic load instead of fast and slow carbos

Les sucres dans la nutrition humaine au cours de l'évolution.
Au paléolithique, période très longue pendant laquelle l'humain ne pratiquait pas d'agriculture pas d'élevage et vivait en groupes nomades notre alimentation était dépourvue de saccharose ou d'autres sucres raffinés comme le sirop de maïs, le miel (en dehors de rares et dangereuses "cueillettes" d'essaim sauvages), de glucose, de maltodextrines... Mais surtout nous ne mangions pas de céréales et surtout pas de céréales raffinées!
D'où l'importance de prendre en compte la quantité et la qualité des hydrates de carbone (terme générique qui rassemble les différents sucres qu'il s'agisse des simples -fructose, glucose- ou bien des petites chaînes -oligopolysaccharides- ou bien des très longues chaînes comme l'amidon) que nous ingérons quotidiennement.

L'index glycémique.
David Jenkins en 1981 a bien décrit les différences existant entre les sucres par rapport à la glycémie (taux de glucose dans le sang). Intuitivement évidemment on peut comprendre que les sucres présents dans une pomme, dans une cuillère de miel, dans du Nutella ou dans un morceau de pain blanc ne vont pas entraîner la même augmentation de la glycémie. C'est pourquoi on peut calculer un index glycémique en comparant l'augmentation de la glycémie dans le cas d'un aliment précis avec celui d'un étalon qui est le glucose sucre simple qui sert au métabolisme cellulaire. Le glucose a un index glycémique de 100 et par exemple le pain intégral de seigle de 36.
La charge glycémique (CG).
Mais bien évidemment la quantité d'hydrates de carbone est importante car l'organisme devra gérer l'augmentation de la glycémie mais en plus sa magnitude dans le temps qui sera importante pour une ingestion de grandes quantités d'hydrates de carbone. L'exemple typique est le pain ou les pâtes. Faussement baptisées sucres lents ces hydrates de carbone dans leur version raffinée c'est à dire confectionnés à partir d'une farine qui est de l'amidon pur vont entraîner une forte augmentation de la glycémie et ce pour une durée aussi importante que le plat de pâtes ou le morceau de pain sera gros! Et c'est ce qui se passe. En mangeant des hydrates de carbone en quantité on grossit très vite et pour ceux qui sont sédentaires ou qui génétiquement sécrètent beaucoup d'insuline (on ne dispose pas encore de test génétique prédictif mais les antécédents familiaux et le rapport taille hanche sont suffisants pour établir une prédiction fiable) le risque de diabète type 2 se réalise rapidement après 40 ans. Il est très important de calculer la charge glycémique qui se définit par le produit entre la quantité d'hydrates de carbone en grammes et l'index glycémique. Ainsi une toute petite quantité de sucres avec un index glycémique élevé entraîne une charge glycémique faible. En revanche une grande quantité de sucres à index glycémique moyen entraînera une charge glycémique très élevée.

Il ne faut plus apporter de crédit à l'expression sucres lents ou sucres rapides.
Les céréaliers ne souhaitent pas que le public sache que les céréales raffinées ont un index glycémique proche du glucose et sont donc particulièrement diabétogènes chez nos contemporains suralimentés et sédentaires. Les consommateurs de pain, pâtes, pomme de terre, oublient que leurs parents avaient une dépense énergétique très importante qui permettait d'oxider ces sucres et d'éviter de les stocker. Ils oublient que le pain était rarement du pain blanc et qu'il était souvent confectionné avec plusieurs céréales en fonction des nécessités. Ainsi dans la société d'abondance et de sédentarité les céréales raffinées apportent beaucoup de calories, élèvent fortement la glycémie et entraînent une sécrétion importante d'insuline ce qui provoque un stockage des sucres et des graisses. Mais le plus important c'est que la CG prend en compte tous les hydrates de carbone, la confiture du petit déjeuner, le jus de fruit, le sucre du café etc...
Référence
Jenkins D. Am J Clin Nutr 2002; 76(suppl):266S-73S.

lundi 5 octobre 2009

Le marché aux oméga 3 en grande surface!

J'ai mis le sésame plastique dans la fente et j'ai obtenu mon chariot! Comme je le répète très souvent c'est ce que je vais mettre dans ce chariot qui va déterminer la qualité et la quantité nutritionnelle de mon alimentation. Je n'ai pas connu ni jamais observé dans mon propre comportement qu'un aliment acheté se trouvait ensuite écarté et jeté au motif qu'il s'agissait de junk food! Tous les aliments que vous achetez vous les mangerez!
J'entre chez Auchan.
Il est essentiel de bien connaître les gammes de produits pour ne pas perdre de temps et surtout trouver les aliments naturels et de qualité qui sont très nombreux en grande surface.
Premier conseil aller directement aux légumes, fruits et poissons.
J'ai trouvé
- des noix fraîches qui sont un véritable régal au petit déjeuner, ou bien le soir au dîner
- un bar sauvage pour deux personnes à 15 euro le kilo
- des oeufs frais dits champêtres pondus par des poules élevées en plain air et supplémentées en graines de lin (rapport W6/W3 = 3,75)
Voilà pour le plein d'oméga 3 sans acheter un seul supplément nutritionnel!
Ensuite des avocats, de la salade des aubergines et du brocoli, pamplemousse, ananas et myrtilles sauvages congelées. Une véritable mine de phytonutriments anti-âge et anti-cancer!
Qui a dit que les grandes surfaces ne permettaient plus de s'alimenter correctement? En réalité ce sont les choix des acheteurs que nous sommes qui déterminent notre nutrition. Il y a bien sur dans ce même magasin des produits industriels en quantité et surtout riches en calories et pauvres en vitamines, oligo-éléments et phytonutriments. Il suffit de ne pas les acheter!

samedi 3 octobre 2009

Tartare d'algues aux anchois



Les préparations crues marinées sont un apport très important en minéraux et oligo-éléments.
Recette du tartare d'algues aux anchois:
50 g de Dulce, de Wakamé et de Nori sèches qui sont réhydratées et coupées en lanières fines et ce délicatement.
Olives noires, câpres, cornichons, échalotte, une pointe d'ail prélablement découpés en gros morceaux sont brièvement broyés au mixer pour obtenir de petits morceaux et non pas une pâte.
On ajoute ensuite de l'huile de noix, de l'huile d'olive et du vinaigre de vin. Enfin les filets d'anchois sont nettoyés (un filet d'anchois pour 30 g d'algues sèches), broyés et mélangés à l'ensemble. Le mélange doit être onctueux et goûteux.
L'apport calorique est faible, la richesse en acides gras oméga 3 moyenne et longues chaînes en fait une préparation très utile dans le régime anti-inflammatoire naturel.