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mardi 14 novembre 2017

Journée mondiale du diabète



Diabète type 2

Il faut être utile aux patients et en particulier à ceux qui ignorent qu'ils ont une glycémie élevée. 


Il est paradoxal qu'au niveau de dépenses de soins de notre pays un dépistage aussi peu couteux soit relégué loin derrière des dépistages plus couteux, moins certains d'améliorer la santé ou carrément inutile ou dangereux. Encore une fois nous payons très cher la centralisation médicale du soin. Les infirmières cliniciennes font ce travail dans de nombreux pays et il serait temps qu'en France les tâches déléguées soient considérablement étendues. Le diabète et son dépistage sont des activités ou les soins sont très bien effectués par des non médecins, en télémédecine et en équipe.

1/ Le diabète type 2 et les états métaboliques qui le précèdent, le syndrome métabolique l'obésité centrale se caractérisent par une hyperinsulinémie. Il ne s'agit pas d'une insulinodéficience.

2/ Ce n'est qu'à la fin de l'évolution que le pancréas épuise ses possibilités de produire de l'insuline et que compte tenu de cette hyperinsulinémie permanente depuis des années la production d'insuline s'affaiblit et s'effondre.

3/ Il est particulièrement inexact de placer en premier les facteurs génétiques dans le diabète type 2. Pourquoi? Parce que depuis 50 ans le D2 a explosé dans les pays industrialisés et bien évidemment notre génétique est la même. C'est donvc bien les facteurs environnementaux et alimentaires qui dominent sa pathogénie.

4/ Il ne faut pas parler de "glycémie légèrement trop élevée (entre 1,10 et 1,26 g par litre de sang à jeun)". C'est ainsi que l'on a induit chez les patients une prise en charge retardée par banalisation. Il faut parler de l'hémoglobine A1c qui est le reflet de la glycémie en continue depuis les derniers mois. 

5/ Faire croire que l'exercice physique va diminuer le risque de diabète ou le traiter est illusoire sans changement alimentaire drastique.

6/ Curieusement le diabétique, l'obèse, le patient présentant un syndrome métabolique (obésité centrale, hypertension et hypertriglycéridémie) ne sait pas trop quel changement alimentaire il doit faire. Il faut donc l'afficher clairement: il y a la quantité c'est à dire la réduction calorique (sans réduction des rations de 30% pas de perte de poids) et il y a la part des sucres qui doit être drastiquement diminuée (suppression de tous les sucres rapides ajoutés et diminution des amidons pour atteindre au maximum 40% des calories).


Surveiller son poids et son tour de taille de même pour ses enfants, réduire la part des sucres, adopter un mode de vie actif en favorisant les efforts physiques sont des conseils avisés qui doivent être encore plus stricts si il existe un terrain familial car oui on peut échapper au diabète mais c'est un effort.

http://www.claude-bernard.co.uk/page7.htm

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