lundi 2 novembre 2009
Grippe porcine dite A H1N1: données épidémiologiques
Vous souhaitez avoir des données en voici. Je note que les cas confirmés sont très loin des suspicions de grippe A H1N1! En France je crains que nous ne sachions jamais!
lundi 26 octobre 2009
Diabète type 2: comment en sortir?
"La France est confrontée comme la plupart des pays développés à une épidémie de diabète de type 2. Le nombre de diabétiques traités a augmenté de 40% entre 2001 et 2007, selon la CNAMTS.
Chaque année, la France enregistre 180 000 personnes supplémentaires traitées pour un diabète et 70 000 décès dans la population touchée par cette affection, ce qui porte le solde net de progression de la maladie à 110 000 par an.
En réalité l'obésité et le surpoids ne sont pas la cause de cette augmentation du nombre de diabétiques type 2 à traiter. Puisque la CNAMTS utilise le concept de solde il faut aussi l'appliquer à la situation de ces patients diabétiques.
Le solde de leurs entrées caloriques et de leur dépenses énergétiques est très très positif. Voilà la cause de la prise de poids et de l'épuisement du pancréas.
Pourquoi? Parce qu'ils mangent des produits alimentaires très denses en calories et qu'il ne font aucun exercice physique.
Il faut donc informer le patient que ce n'est pas génétique, pas héréditaire mais que c'est avant tout un solde entre ce qu'il mange et boit et ce qu'il dépense. Tout individu doté d'un compte en banque est capable de le comprendre.
A partir de cette information capitale il est possible de modifier son comportement en jouant toujours sur les deux composantes: entrées caloriques et dépenses énergétiques.
On comprend pourquoi certains patients en misant tout sur le régime ou bien tout sur l'exercice physique n'y arrivent pas.
On comprend pourquoi la médecine conventionnelle a de si mauvais résultats. Dans le meilleur des cas le médecin va donner quelques conseils diététiques mais combien sont formés pour mettre en place un programme d'exercice physique approprié au patient?
Comment en sortir?
1/ mettre en place un programme de dépenses énergétiques, exercice physique, température basse dans la maison, ne jamais prendre l'ascenseur, faire du vélo pour les déplacements quotidiens compatibles... il est nécessaire chez ces patients d'atteidre une augmentation considérable de l'exercice physique car le point de départ est le sédentarisme absolu.
2/ supprimer les produits alimentaires chargés de calories vides c'est à dire tous les produits industriels et revenir à une alimentation en produits frais
3/ diminuer drastiquement les hydrates de carbone (HC) et en particulier supprimer les HC à IG élevé (voir mon article sur l'index et la charge glycémique). Cela signifie la suppression des amidons improprement appelés "féculents" ou "sucres lents": pain, pates ou pommes de terre de même que pâtisseries ou confitures. Introduire en petite quantité les jours d'exercice physique environ 3 g/jour par kilo de poids corporel de pain de seigle intégral ou de pates intégrales.
Les premiers résultats s'observent en 4 semaines et c'est gratuit!
samedi 24 octobre 2009
Grippe d'état: une erreur de planification!
La Finlande vient d'annoncer la fin du classement de la grippe porcine H1N1 comme menace majeure de santé publique.
Aux Etats Unis CBS vient de mettre en évidence une surestimation grossière des cas de grippe H1N1 et aussi de grippe saisonnière.
Nous manquons toujours de preuves robustes sur
-la prévalence réelle des cas de grippe H1N1 prouvés
-la morbi-mortalité de cette infection virale.
La médecine d'état est une médiocre médecine. Dans cette situation en particulier la médecine doit être basée une très sérieuse évaluation du rapport bénéfice/risque des conseils donnés et des prescriptions effectuées.
S'agissant de l'hygiène il faut au sujet du lavage des mains insister sur le primum non nocere. Oui au lavage des mains non au décapage de la peau en particulier avec des solutions alcooliques qui sont par ailleurs très chères. Le savon de Marseille suffit. Une peau agressée sera beaucoup plus sensible à l'accroche des virus mais aussi des autres micro-organismes. C'est le cas aussi pour la peau des autres parties du corps. Enfin il ne faut pas oublier que l'eau que nous utilisons est filtrée et contient du chlore.
L'hygiène est une chose mais l'essentiel c'est l'intégrité des défenses naturelles. C'est pourquoi il convient de renforcer les mesures non médicamenteuses non immunomanipulatrices pour restaurer ces défenses.
1/ Ne pas fumer, aérer les appartements et maisons et choisir la désinfection de l'air avec des huiles essentielles en premier lieu Eucalypyus globulus.
2/ Augmenter les apports en W3 et diminuer les W6 essentiellement en consommant des poissons gras et en supprimant les apports massifs en W6 comme l'huile de tournesol, les viandes d'élevage au maïs...
3/ Augmenter ses apports en Vitamine D par l'ensoleillement et l'huile de foie de morue
4/ Diminuer drastiquement les sucres rapides (Index glycémique > 50, charge glycémique > 200g x 50 d'index/Jour)
5/ Supprimer les produits laitiers pasteurisés et consommer des produits laitiers au lait cru et fermentés
6/ Etre très vigilant sur les acides gras trans, les cuissons hautes température et la consommation d'alcool. L'alcool diminue puissamment les défenses immunitaires
7/ Choisir les exercices physiques mixtes endurance/résistance en évitant les très hauts niveaux d'entraînement d'endurance qui diminuent les défenses immunitaires
8/ Dormir!
http://newsroom.finland.fi/stt/showarticle.asp?intNWSAID=22386&group=General
mercredi 21 octobre 2009
Dépistage: sans incidence sur la survie?
Does cancer screening modifies survival?
Cet article du NYT est un exemple de la surestimation permanente des effets du système de soins sur le pronostic des grandes maladies chroniques dont le cancer.
Le biais est évident nous dépistons beaucoup de cancers dont nous ne savons pas s'ils auraient entraîné une issue fatale. Dès lors les comparaisons historiques sont faussées mais aussi l'idée même que l'on se fait de l'évolution de la maladie. Ce qui ressort des résultats actuels c'est que nous intervenons plus tôt dans l'histoire naturelle de la maladie cancéreuse mais cela ne semble pas avoir l'incidence positive que l'on espérait intuitivement. Par ailleurs ces patients dont nous savons qu'ils ont un cancer plus tôt grâce au dépistage vont vivre plus longtemps indépendamment de notre intervention thérapeutique. D'où la difficulté d'affirmer que leur survie est modifiée par nos interventions. C'est pourquoi il faut s'appuyer sur des essais cliniques actuels pour obtenir des preuves et poursuivre la recherche fondamentale pour mieux comprendre la maladie et déterminer les cellules cancéreuses ou les microtumeurs qui sont agressives.
Un clin d'oeil en fin d'article: "there is no free lunch"; c'est exact. Toute intervention a un coût qui est supporté par les parties en cause. Le mythe du progrès qui libère l'humanité ou de la médecine salvatrice s'est souvent transformé en cauchemar totalitaire. Evaluer le rapport bénéfice/risque de toute intervention humaine en médecine doit être la règle éthique. Cette évaluation est difficile sur le plan des preuves mais aussi parce qu'elle suppose une tout autre approche du soin: celle du soin orienté vers et par le patient. Enfin réaffirmons que la prévention n'est pas le dépistage! La prévention est efficace. Arrêter de fumer, faire de l'activité physique et manger des aliments entiers naturels et peu ou pas transformés diminuent de manière drastique la probabilité de "faire" un cancer.
The American Cancer Society, which has long been a staunch defender of most cancer screening, is now saying that the benefits of detecting many cancers, especially breast and prostate, have been overstated.
Better Detection, Similar Results
It is quietly working on a message, to put on its Web site early next year, to emphasize that screening for breast and prostate cancer and certain other cancers can come with a real risk of overtreating many small cancers while missing cancers that are deadly.
“We don’t want people to panic,” said Dr. Otis Brawley, chief medical officer of the cancer society. “But I’m admitting that American medicine has overpromised when it comes to screening. The advantages to screening have been exaggerated.”
Prostate cancer screening has long been problematic. The cancer society, which with more than two million volunteers is one of the nation’s largest voluntary health agencies, does not advocate testing for all men. And many researchers point out that the PSA prostate cancer screening test has not been shown to prevent prostate cancer deaths.
There has been much less public debate about mammograms. Studies from the 1960s to the 1980s found that they reduced the death rate from breast cancer by up to 20 percent.
The cancer society’s decision to reconsider its message about the risks as well as potential benefits of screening was spurred in part by an analysis published Wednesday in The Journal of the American Medical Association, Dr. Brawley said.
In it, researchers report a 40 percent increase in breast cancer diagnoses and a near doubling of early stage cancers, but just a 10 percent decline in cancers that have spread beyond the breast to the lymph nodes or elsewhere in the body. With prostate cancer, the situation is similar, the researchers report.
If breast and prostate cancer screening really fulfilled their promise, the researchers note, cancers that once were found late, when they were often incurable, would now be found early, when they could be cured. A large increase in early cancers would be balanced by a commensurate decline in late-stage cancers. That is what happened with screening for colon and cervical cancers. But not with breast and prostate cancer.
Still, the researchers and others say, they do not think all screening will — or should — go away. Instead, they say that when people make a decision about being screened, they should understand what is known about the risks and benefits.
For now, those risks are not emphasized in the cancer society’s mammogram message which states that a mammogram is “one of the best things a woman can do to protect her health.”
Dr. Brawley says mammograms can prevent some cancer deaths. However, he says, “If a woman says, ‘I don’t want it,’ I would not think badly of her but I would like her to get it.”
But some, like Colin Begg, a biostatistician at Memorial Sloan-Kettering Cancer Center in New York, worry that the increased discussion of screening’s risks is going to confuse the public and make people turn away from screening, mammography in particular.
“I am concerned that the complex view of a changing landscape will be distilled by the public into yet another ‘screening does not work’ headline,” Dr. Begg said. “The fact that population screening is no panacea does not mean that it is useless,” he added.
The new analysis — by Dr. Laura Esserman, a professor of surgery and radiology at the University of California, San Francisco, and director of the Carol Frank Buck Breast Care Center there, and Dr. Ian Thompson, professor and chairman of the department of urology at The University of Texas Health Science Center, San Antonio — finds that prostate cancer screening and breast cancer screening are not so different.
Both have a problem that runs counter to everything people have been told about cancer: They are finding cancers that do not need to be found because they would never spread and kill or even be noticed if left alone. That has led to a huge increase in cancer diagnoses because, without screening, those innocuous cancers would go undetected.
At the same time, both screening tests are not making much of a dent in the number of cancers that are deadly. That may be because many lethal breast cancers grow so fast they spring up between mammograms. And the deadly prostate ones have already spread at the time of cancer screening. The dilemma for breast and prostate screening is that it is not usually clear which tumors need aggressive treatment and which can be left alone. And one reason that is not clear, some say, is that studying it has not been much of a priority.
“The issue here is, as we look at cancer medicine over the last 35 or 40 years, we have always worked to treat cancer or to find cancer early,” Dr. Brawley said. “And we never sat back and actually thought, ‘Are we treating the cancers that need to be treated?’ ”
The very idea that some cancers are not dangerous and some might actually go away on their own can be hard to swallow, researchers say.
“It is so counterintuitive that it raises debate every time it comes up and every time it has been observed,” said Dr. Barnett Kramer, associate director for disease prevention at the National Institutes of Health.
It was first raised as a theoretical possibility in the 1970s, Dr. Kramer said. Then it was documented in a rare pediatric cancer, but was dismissed as something peculiar to that cancer. Then it was discovered in common cancers as well, but it is still not always accepted or appreciated, he said.
But finding those insignificant cancers is the reason the breast and prostate cancer rates soared when screening was introduced, Dr. Kramer said. And those cancers, he said, are the reason screening has the problem called overdiagnosis — labeling innocuous tumors cancer and treating them as though they could be lethal when in fact they are not dangerous.
“Overdiagnosis is pure, unadulterated harm,” he said.
Dr. Peter Albertsen, chief and program director of the urology division at the University of Connecticut Health Center, said that had not been an easy message to get across. “Politically, it’s almost unacceptable,” Dr. Albertsen said. “If you question overdiagnosis in breast cancer, you are against women. If you question overdiagnosis in prostate cancer, you are against men.”
Dr. Esserman hopes that as research continues on how to advance beyond screening, distinguishing innocuous tumors from dangerous ones, people will be more realistic about what screening can do.
“Someone may say, ‘I don’t want to be screened’ ” she said. “Another person may say, ‘Of course I want to be screened.’ Just like everything in medicine, there is no free lunch. For every intervention, there are complications and problems.”Reference
http://www.nytimes.com/2009/10/21/health/21cancer.html?_r=1&th&emc=th
lundi 19 octobre 2009
Le Fructose Metabolic Syndrome et l'obésité centrale
C'est un fait expérimental que l'agrobusiness du maïs en particulier voudrait bien oublier et faire oublier. Le syndrome métabolique découvert par Jean Vague en 1947 et théorisé par Reaven est la grande pathologie métabolique des années de l'alimentation industrielle ad libitum.
dimanche 18 octobre 2009
Does whole food offset or repair junk food? Manger sain compense-t-il la malbouffe?
1/Introduire un certain pourcentage d'aliments entiers non transformés est toujours favorable.
Par exemple manger des noix et des noisettes ou des amandes est très favorable en terme de vitamines, d'acides gras poly-insaturés, de fibre et de phytonutriments. Bien sur il s'agit des oléagineux crus. En revanche une grande salade verte n'efface pas les effets métaboliques d'acides gras trans consommés dans une pizza industrielle ou bien les effets délétères des jus de fruit fussent-ils purs et bio car il s'agit là d'une bombe de fructose pour le pancréas et la glande jaune j'ai nommé notre tissu adipeux. Même conséquence pour les aliments transformés par friture ou pyrolyse. Une friture à haute température produit avec de l'huile d'olive de l'acide élaïdique un acide gras trans fortement disrupteur du métabolisme et athérogène. Peu importe que les pommes de terre soient bio et l'huile d'olive vierge extra. La cuisson avec beaucoup de grillé entraîne le contact entre les cellules du tube digestif et des carcinogènes puissants résultant de la pyrolyse des aliments. Même scénario que la fumée inhalée (tabac, haschich, environnement industriel...) avec les cellules bronchiques!
2/ Sur le plan épidémiologique on observe une survie plus longue et une meilleure qualité de vie en raison de la baisse de prévalence des grandes maladies chroniques avec le régime méditerranéen. Pour autant il faut avoir une approche correcte de ce régime pour bénéficier de cette diminution de la morbi-mortalité. En particulier il ne faut surtout pas résumer ce régime à l'utilisation d'huile d'olive. Si l'on devait le résumer il faudrait plutôt utiliser le terme régime à base de végétaux en priorité!
3/ Bio ne signifie pas sain! Les produits industriels bio sont aussi constitués de nutriments raffinés au premier rang des quels les amidons des céréales et le sucre; manger sain suppose d'abord de recourir à des aliments entiers. Ensuite à éviter les transformations surtout thermiques qui détruisent les vitamines et les phytonutriments mais pas les calories. A ces conditions les aliments entiers bio sont intéressants car la plupart du temps plus goûteux et pauvres en biocides.
4/ Manger sain veut d'abord dire manger peu. Diminuer les calories et donc les aliments caloriques est un impératif récent pour l'humanité en raison de la prépondérance de la sédentarité dans les pays développés et dans beaucoup de pays émergents. Je rappelle que les aliments caloriques sont d'abord les hydrates de carbone. Nous sommes très sensible sur le paln neurobiologique aux hydrates de carbone en particulier raffinés; il faut en tenir compte. Il est rare de terminer une palquette de beurre sans pain ou autre biscotte. Il est apr contre fréquent de constater une véritable boulimie aux céréales en particulier le blé raffiné sous forme de pâin blanc. Une des solutions à cette tendance boulimique est de n'acheter que du pain intégral (ce qui est différent du pain dit complet et qui ne l'est pas...) et plutôt des céréales anciennes comme le seigle ou l'épautre. Ensuite il est important de souligner que l'activité physique est un élément essentiel pour avoir une almentation saine. Les choix alimentaires et les effets métaboliques sont favorablement modifiés par l'exercice physique. Mais là aussi l'exercice physique n'est pas et ne peut pas être la compensation d'une alimentation industrielle de mauvaise qualité. Les sportifs des années 50 à 80 en ont fait les frais.
Choisir des aliments entiers peu transformés, introduire plus de poisson sauvage que de viande d'élevage, consommer beaucoup de feuilles (salades, choux ...) et ne manger que des fruits frais avec peu de céréales complètes voilà le programme qui peut durablement remplacer la junk food et qui est autrement plus robuste dans le temps et dans les faits que tous les régimes et suppléments nutritionnels ensemble!
mardi 13 octobre 2009
About cheeses and nutrition Fromages et nutrition
Three issues which are very important about cheeses and health.
1/ Fresh cheeses like fresh goat ones are far less fatty than heavily hard dry ones like Parmesan. Mainly because the former ones contain far more water and consequently one eat less fat and salt for the same volume.
2/ Cheese is like milk it depends on the genetic and the nutrition of the crops. Goat milk and cheeses contain short fatty acids (caproïc, caprylic and capric acids) which metabolism is different than saturated fatty acids of cow milk (palmitic, stearic myristic...). Nutrition of the crops is of paramount importance for the PUFA fraction of the milk fat. Briefly, grassfed milk is full of linolenic acid and corn fed full of linoleic acid. The difference is crucial for the fragile equilibrium of eicosanoids, cell signaling, cancer and even atheroma. Grassfed milk and cheeses can be found in area were crops live in the mountains especially in spring, summer and autumn. Their names in Switzerland or France are "fromage d'alpage" or "fromage d'estives". In US on some cheeses is mentionned "made from grassfed milk".
3/ Cheeses made of raw milk are more tasty and probably more healthfriendly; pasteurized milk is not dangerous but raw milk is preferable. Some controversial issues about pasteurized milk could be solved by raw milk consumption and cheeses made of raw milk.
Eventually it should be kept in mind that lactose is a fast carbohydrate which metabolism necessitates a special enzyme lactase, that casein especially from cow milk is very badly digested by certain humans leading to diarrhea, and eventually that calcium is not well absorbed from milk and useless if vitamin D level is low in the blood which is the case of at least 50 % of the population of developped countries. Obviously all dairy products are not the wonderful food described by ads!
Reference
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/12/AR2009101201082.html